On a aimé !

 

Ces jours qui disparaissent (Timothé Le Boucher)

note: 4Un scénario original et une histoire haletante ! Laure - 7 juin 2019

Le dessin peut surprendre par son côté enfantin mais j'ai dévoré cette BD d'une traite. Un récit qui glisse doucement vers le fantastique. Un régal !

Bolchoi arena n° 1
Caelum incognito (Boulet)

note: 5Une histoire trépidante ! Laure - 4 juin 2019

Un vrai coup de cœur pour cette BD aux couleurs originales qui nous plonge dans une grande aventure virtuelle.

Ailefroide (Jean-Marc Rochette)

note: 4Une belle leçon de vie et de nature Laure - 4 juin 2019

Un roman graphique initiatique. Pour les passionnés de montagne et tous les autres !

De sel et de sang (Denise Mina)

note: 5Le nouveau roman de la reine du polar écossais isabelle, Pouzols - 29 mai 2019

Denise Mira nous plonge dans une affaire internationale palpitante.

Par amour (Valérie Tong Cuong)

note: 5Beaucoup d'émotion positive! isabelle, Pouzols - 29 mai 2019

"Par amour, n'importe quel être humain peut se surpasser. On tient debout, pour l'autre plus encore que pour soi-même". Un très bon livre !

Interfeel (Antonin Atger)

note: 5Et si le monde entier avait accès à vos émotions ? isabelle, Pouzols - 29 mai 2019

Jeune auteur français prometteur!

La politique à quoi ça sert ? (Madeleine Michaux)

note: 4Au secours les enfants!!! marionstandré - 8 octobre 2018

"Les enfants, au secours! , à la rescousse! On a besoin de vous! C'est la crise! La crise de foi en la politique chez vos parents, chez votre coiffeur, vos oncles, vos tantes, dans la queue à la caisse de votre boulangerie… On ne compte plus que sur vous pour lire ce livre, si ce n'est pas déjà fait, et pour nous expliquer: à quoi sert-elle, di donc, la politique??? On a besoin de votre regard neuf, objectif, adulte!, et surtout de vos niveaux et degrés de lecture supérieurs au nôtre... parce que nous, on est largué: trop dissipés, trop passionnés, trop pris dans le truc de l'histoire et des petites histoires...On suit bien un feuilleton dans les médias , avec notre Président de la République pour personnage principal, mais les scénaris sont d'un alambiqué! C'est encore plus tordu que "Les feux de l'amour", ou "Plus belle la vie"! Y a des divorces, y a un mélange de tragédie et de mythologie grecque, avec un Père qui tue le Fils, ou finalement, préfère le foutre à la porte... en se foutant lui-même à la porte!!! Rien que pour le faire…! Alors notre président de la République ( dans le rôle du petit Jupiter Collomb ), qui a reçu les foudres de papa Gérard, et un bon soufflet dans l'orgueil, aussi, ( car accusé par papa Collomb de consommer trop "d'uris" en cachette, dans sa chambre de l'Elysée) , va montrer de quel bois il se chauffe, et de quel Zeus il s'inspire: ok! le fiston va redescendre sur terre, et la jouer autrement. Avec quelques techniques de métamorphoses "zeusiennes", il va revenir charmer les "terre à terre", sauf que... splatch!!! C'est la chute ( c'est la haine…) au pied de l'immeuble! ( comme souvent chez les Présidents de la Répubique, vous me direz). Dommage il était à un doigt près de réussir son re-tour de magie: mais pour les médias spectacteurs que nous sommes, que de la poudre de perlimpinpin! Bon, les mômes, nous on y comprend plus rien, trop de rebondissements ou d'écrasés de discours… trop de fictions, trop de frictions, trop de fractions, d'infos qui cachent la forêt et de loups qui sortent des bois: on a plus de capacité de discernement, on n'y croit plus, et papi est à cran car il a plus qu'à arrêter de fumer, et mamie déprime car elle veut plus sortir la diésel du garage, et qu'en plus, ils ne doivent pas se plaindre, non plus, quoi! Bon les enfants, reprenez-nous le livre et la situation en main! La politique, y a bien quelque chose de positif à en tirer quand même: de la démocratie à la Montesquieu, une carte verte, une carte d'électeur, l'espoir d'un déblocage de nos cartes bleues? Les enfants , à la rescousse!!!

Le miracle Spinoza (Frédéric Lenoir)

note: 4Bac psychologie positive, option philo marionstandré - 21 septembre 2018

Oui, c'est au moins dans le bac "Psychologie positive" de votre librairie ou de votre bibliothèque, que vous avez opté pour cet ouvrage, dont le titre sonne philo à l'oreille des uns, ou ( plus) rien du tout à l'oreille de tous les autres. "Le Miracle Spinoza"? Pour ceux qui s'en souviennent, et n'en rêvent plus du tout encore, lire une œuvre de Spinoza tient du miracle, oui! Mais c'est pas de çà que çà cause ici. Non, hic et nunc, il s'agit de comprendre en quoi le projet de Spinoza est miraculeux. Pour les quelques vaillants amateurs de la philo à risque, qui ont tenté l'aventure Spinozienne, et qui en sont revenus!, y a un truc qui colle pas dans cette juxtaposition nominale:" le miracle Spinoza"???? Le même miracle qui tient de l'inexplicable, du divin, et auquel Lourdes tient beaucoup, associé à Spinoza??? Le Spinoza cartésien, le type rationnel et le pragmatique type, le Jean-Pierre Mocky de la Philosophie, qui tient davantage à dézinguer tous les dogmes et toutes les formes de vérités établies??? Le même Spinoza qui fustigerait et ferait un autodafé de toutes ces vérités marchandes qu'on nous vend toutes propres et prêtes à l'emploi, dans nos librairies favorites??? Le Miracle et le Spinoza? Non! Un "French paradoxe"! une oxymore!! une hérésie!!! "Mais que vient-il, doudou di donc, "foutre" ce mot miracle à côté du nom de Spinoza???", sourcillez-vous? Eh bien, c'est là que Frédéric Lenoir entre en piste!!! Messieurs, mesdasmes, retenez votre souffle, le spectacle va commencer: Lenoir! le grand, l'unique, le plus grand dompteur, qui n'a même pas peur de défier les plus féroces des philosophes ! Lenoir! Rien que pour oser aller nous dominer et nous domestiquer le Spinoza, on lui doit bien toute notre attention. Ah , Lenoir! Heureusement qu'il est là pour nous éclairer, quand même!!! Bon, alors, le projet Spinoza, c'est quoi, me direz-vous? Un constat: on est tous des pantins, gouvernés par nos "passions tristes" et "nos passions gaies" et par la seule Autorité qui vaille, celle de la Nature. Les autres gouvernants -politiques, religieux, lobbyistes, blocs exécutifs...et autres petites autorités-, dégagez!!! On n'en reste pas moins sous le choc! Pas de libre-arbitre, pas de liberté, pas de volonté qui existent! On n'agirait, et certains ne penseraient, que sous influence! Et pire, l'Influenceur, le plus dangereux, le plus vicieux, qui nous manipule, ce serait...nous-même!!! ( Vous suivez? çà va?) L'objectif de Spinoza: nous amener à faire Connaissance avec la Nature… Nous amener à savoir qu'on n'est pas libre, justement pour nous libérer ! ( ambitieux quand même, le type!) . Spinoza voudrait qu'on (re-)connaisse nos "passions" pour mieux les circonscrire et pour accéder à la Joie! Mais attention, pas la joie spontanée, la joie "yukaïdi yukaïda", non, non, non. En philo, on ne rigole pas avec la joie; c'est la Joie spinozienne, raisonnée qu'il faut viser! Celle qui demande la recherche ( "sisyphéénne" ! ) de la Connaissance, l'effort constant et conscient de "persévérer dans son être"!, et lesquels, couplés à l'Agir, et à une mise en actes positive, amènent à la béatitude! ( ou au burning-out !!! ) Et là, on y arrive!!! . "On arrive à la psychologie positive", me direz-vous!: la pleine conscience de soi, la méditation, les mantras, les "modus vivendi" , et tout et et tout. Eh bien oui, la psychologie positive, c'est rien de moins que de la ( récupération de la) pensée spinozienne! Sauf que là, çà se lit et çà marche du feu de Dieu… pour le monde de l'industrie du livre, et vous, accessoirement. So what!!!? Tant que çà rapporte à tous!

Vivre ensemble (Astrid Dumontet)

note: 4...avant qu'on oublie qu'on vit ensemble ! marionstandré - 1 septembre 2018

Voilà, on y est: Septembre et sa rentrée! Rentrée scolaire, rentrée professionnelle, rentrée des associations… et des banderoles qui apparaissent de ci de là, au dessus de vos têtes, pour annoncer les journées du "vivre ensemble"! Et là, vous sentez que çà va vous tomber dessus. La question, je veux dire. " Papa ! maman ! c'est quoi vivre ensemble?"... et toutes celles qui vont suivre, inexorablement! " Et c'est quoi la solidarité? Et pourquoi y a des gens qui disent que c'est des conneries? Et pourquoi il faut se battre contre les inégalités mais qu'on a pas le droit de se battre dans la cour à l'école? "...etc...Alors vous essayez: " Bon, alors, mon petit chéri, c'est pas compliqué: pour vivre ensemble, il faut déjà faire partie d'un groupe. Or, sachant qu'un groupe= un individu+un individu+ un individu... côte à côte, une foule, un village de gaulois, un troupeau de vaches à lait, ou de moutons peuvent être considéré comme un groupe! Tu me suis? Là où çà se complique, c'est quand on ajoute la notion de temporalité, quand il faut tenir sur le temps...Vois-tu petit, dans le groupe, çà bouge, çà se bouscule, çà se dispute, çà complote, çà fait alliance, çà fait front...çà s'auto-proclame chef ou çà la joue leader charismatique, çà cherche des réconciliations ou çà impose son pouvoir démiurge sans même s'embarrasser des éléments de langage… çà s'appelle la dynamique de groupe, avec tous ses étranges phénomènes! mais tout çà, Karl Rogers te l'expliquera quand tu seras plus grand. Bon revenons à notre groupe au bord de l'explosion, et poussons un peu plus loin: y a bien ces petits leaders avec plus ou moins de testostérones qui essaient de réguler le truc ou laissent pourrir l'ambiance, pour récupérer les morceaux, mais çà suffit pas: et alors, c'est là, fiston, que le savoir-vivre ensemble intervient! Vivre ensemble, çà demande des règles, une ligne de conduite, une dynamique mais avec du sens en plus! Le savoir vivre ensemble, c'est l'envie de vivre ensemble, c'est la pulsion de vie de chacun qui rejaillit et réagit face à la pulsion de suicide de l'inconscient collectif du groupe. C'est " l'union fait la force", c'est le partage: le partage des légumes dans les jardins collectifs, le partage du "ruissellement" de la fortune de "ceux d'au dessus", ( s'ils ne nous plantent pas comme des choux) , le partage du sentiment d'appauvrissement… Mais on est ensemble, on est des citoyens! Et il ne faut pas que deux étages et demi pour obtenir la validité de sa fibre citoyenne ! Bon, c'est sûr, fiston, SI t'as pas tes papiers, et même si tu les as d'ailleurs, vivre ensemble à Dresde, en Italie, c'est un peu plus compliqué! Même en France, oui, c'est vrai…çà le devient: çà glisse, çà glisse, çà glisse...On te propose bien de t'accrocher à des espoirs, à des premiers de cordée, mais quand on les cherche, on les trouve pas ! Alors le vivre ensemble, fiston, c'est s'accrocher les uns aux autres: depuis les premiers hommes rassemblés dans leur grotte jusqu'à nous, équipiers unis à bord d'un Aquarius, d'un Calypso, ou d'un autre cargo humain en dérive, on n'a pas trouvé mieux pour garder le cap ! " Et puis, dans la collection "Mes petites questions", pour les 6 à 8 ans, il y a toujours ce sextan, ce volume sur le vivre ensemble pour nous servir de boussole !

Guide de survie des jeunes grands-parents (Marie Thuillier)

note: 3...pour tous les grans-parents en pente douce?!!! marionstandré - 26 août 2018

Pourquoi lire ce guide? D'abord, parce qu'il est humble, sans prétention, sinon celle de vous faire rire, ou sourire, en vous proposant des listes et des petites confessions intimes toutes belles, toutes propres! Oh, à la rigueur, quelques scories dans son humour tout lisse, mais des scories si usées par la patine des déjà-entendus qu'on glisse dessus avant qu'on en rougisse! Tout gentillet, ce livre propose donc de traiter le sujet des grands-parents "nouvelle génération", et çà fait plaisir, on n'en attendait pas moins de lui. Bon, que dire d'autre? Ah si !!!! Y a bien quelques trucs nouveaux, actualisés, et utiles dans les listes : des excuses " in" pour répondre aux nouvelles demandes de vos enfants et petits-enfants!, des trucs et astuces de grand-mère, moderne!. Bon, c'est rigolo...c'est rigolo…et c'est à peu près tout. Ah si!!! , y a des pages " coaching" pour accueillir toute votre descendance à la maison de manière diplomatique et civilisée,( de manière hypocrite, quoi ! ) : avec pour vous, Madame l'ambassadrice de votre temps, des conseils sur "l'art de recevoir" sur votre territoire votre pire "ennemie d'Etat", et en l'état: votre belle-fille…l'art de distribuer des Rochers Suchard et Mon chéri par ci , des "ma petite chérie" par là à vos enfants, beaux-enfants, invités sur le territoire de vos valeurs éducatives, aux antipodes de leurs nouveaux concepts pédagogiques! Autant de trucs à dire ou à éviter de dire pour que l'ambiance "cocktail dînatoire" que vous avez créée pour le Week end fasse l'illusion et le travail de charme, mais c'est le prix à payer pour continuer à voir vos petits-enfants. Alors, un peu comme un Sarkozy qui s'apprête à recevoir Kadhafi et sa tente dans le jardin, vous pouvez organiser la réception de la bru, ou du gendre, avec autant de prévoyance que votre plan obsèques. Et puis, dans ce livre, c'est çà qui est bien, c'est qu'on part pas de situations trop réalistes, quand même. Du quotidien, sans la réalité! Dans les excuses pour ne pas pouvoir garder votre pourtant sacro-saint petit enfant "que j'adore, viens là que je t'embrasse!!!", pas de "Non, je peux pas ce mois-ci, j'ai manif contre la réforme retraite", ou "Ah, peux pas ce jour-là, ton père a rendez-vous chez l'urologue", ou "Vous venez manger dimanche? bah, on peut pas reporter à dimanche prochain? j'aurai touché ma petite retraite et je pourrai aller acheter mon petit poulet de batterie à hyper U avec ma carte ( de fidélité) revolving rechargée à bloc... et peut-être même qu'après être passé à ma banque… alimentaire, j'aurai le temps d'aller glaner quelques légumes laissés par terre à la fin du marché... je vous ferai une petite ratatouille! " Non, rien qui rappelle de près ou de loin la réalité; pour vous les mamies, pas de proposition tordue comme poser votre râpe à pied Schollll sur le plan de travail de la cuisine pour faire croire à votre belle-fille que vous venez de faire des carottes râpées "bio" avec vos légumes abîmés. Au fond de sa cuisine, Grand-mère ne sait pas que faire un bon café! Elle aussi finit parfois moulue à force de s'user à tous les stratagèmes possibles et inimaginables pour tromper l'ennemi (e), mais même si elle plie et se ratatine, elle ne rompt pas avec les traditionnelles recettes "l'art de compoter" des "plats" aux commentaires de sa belle-fille . Quant aux pépé, papis, papounets, il ya tout pour organiser l'arrivée de la petite descendance: on parlera pas de la préparation des barrières, des enclos, de la petite clarine à enfiler au cou du petit être aimé, on parlera pas des bonbons Haribo ou de vos chewing-gums à la nicotine que vous lui filerez en cachette, rien que pour le principe ! Vous, le grand-père "Werther's original", le dur au cœur mou ! Vous le pilier de famille, l'homme, le dur, le fort, l'insubmersible!!! Vous qui, tel un Hugo tout-puissant êtes capable de défier Dieu sans craindre ses foudres : "Aboyez tonnerres, et je rugirai!!! ...et vous qui, tel un Hugo devenu grand-père, tombez à terre, "Victor sed victus", victorieux mais vaincu face à l'être le plus faible de la Terre... tout petit devant votre poupée de petite fille, devant votre petit garçon... tout petit devant le manque, le vide, l'absence gigantesque de vos petits dès qu'ils sont repartis! Dans ce livre, y a un peu de cet "art d'être grand-père" hugolien qui vient, ouf, donner du réalisme, du vrai, du brut, du vivant pour tous les grands-parents en pente douce!

Le grand livre de la bière (Brian Glover)

note: 4Profitez ! C'est la tournée de Brian! marionstandré - 16 août 2018

C'est un sujet épineux ( une vraie planche à clous de fakir! ) sur lequel je ne pensais jamais avoir le courage de m'étendre: la bière !!! Pourtant, été meurtrier guettant, déshydratation et appel des terrasses de café étant... étanchons notre soif d'une bonne mousse bien fraîche sans peur du "qu'en dira t-on", non?!!! Utopique, oui, quand dans la Culture française, le vin n'est rien de moins que... représentant iconique et symbole christianique! Mais pour aborder "la bière", sur une terrasse de café, ou ailleurs, mon courage profite de la torpeur de l'été...laquelle, j'espère, a bien endormi l'esprit vigile des vignerons et autres "transcendeurs" du vin! Et puis, un peu d'histoire, de réhistoire, voire de délire uchronique ne nous feront pas de mal ! On est entre nous, passionnés de la bière, non?! Oui, parce que quand même, cette histoire de sang transformé en vin pendant un repas un brin solennel, cette "cène" immortalisée par un certain De Vinci, ( Mais si! celui qui du même coup lançait le placement de produit après avoir créé la Pub avec son "Man Poweur..."! ) Bon, pour sa captation de la "Cène "je veux bien, mais qui vous dit que ce jour-là, le livreur de bière n'avait pas fait faux-bond et que l'organisateur du truc ne s'était pas rabattu sur les quelques litrons de vin qui restaient au fond du frigo? Imaginez alors la "Cène"! C'est peut-être une chope de bière qui aurait été dressée aux cieux! Le destin se joue parfois à si peu. En tout cas, j'ai au moins appris dans ce livre que l'histoire de la bière avait déjà commencée à l'époque, et même bien avant; moi qui croyais que de l'Antiquité à 1664 après J.C., il n'y avait qu'un blanc...Et non! Il y avait déjà de la blanche, et de la brune, et de la rousse...La bière se servait déjà généreusement et servirait même bientôt l'Art: la vérité Beaudelairienne est bien dans l'ivresse? Et les fantasmagories de Bosch dans le délirium tremens, ou je me trompe? Bon bien sûr, l'histoire de la bière a connu des heures plus sombres. Sa fonction émoustillante a été controversée, car trop versée à en devenir assommante, et "assommoir" pour Zola qui a commencé à flairer l'alcoolisme ouvrier ...Mais dans ce bouquin, rassurez-vous, on ne parle pas des choses qui fâchent, ni du vin qui tâche, dont la réputation, soit dit en passant, a aussi bien été entachée : il aurait servi de psychotrope et aurait été distribué à nos Poilus pour leur donner le courage en litrons d'aller se faire eux aussi descendre... Que justice soit faite! Mais revenons à nos moutons, sans transition, aucune... Dans ce livre, on ne partagera que le meilleur, alors :
" Tournée des bonnes connaissances des bières de Brian pour tout le monde !!!! "

Le petit livre pour parler des sans-abri (Xavier Emmanuelli)

note: 3Parce qu'on est jamais à l'abri d'une question sans-réponse marionstandré - 7 août 2018

Voilà! Vous êtes enfin en vacances, vous vous croyez enfin à l'abri du stress, quand tout à coup ... La tuile !!! : votre enfant vous demande ce qu'est un "sans abri"! Oh non! Il va encore falloir réfléchir à ce que vous dîtes! Bon ! Un "sans-abri", c'est quoi? " Alors déjà", avez-vous envie de rétorquer, " on dit pas c'est quoi, on dit c'est qui ! File faire une page de français sur ton "passeport"! Mais vous vous reprenez, et balbutiez un : " Alors un "sans abri"... c'est...QUELQU'UN... QUI...euh...bah n'a pas d'abri ! ". Mais votre enfant, de poursuivre : "Mais pourquoi, il a pas de maison?... Et pourquoi il ne travaille pas…Et pourquoi i s'habille mal???!... Pourquoi y en a qui sont assis devant les magasins et disent bonjour et pourquoi on dirait que les gens les entendent pas ? Et pourquoi, quand on sort du magasin, et qu'on passe devant eux, tu marches vite et tu les regardes pas? Et pourquoi y en a à qui tu donnes la pièce du caddie, et y en a d'autres non...et pourquoi, des fois, il y a des gens qui disent qu'ils font semblant d'avoir faim mais qu'en vrai ils ont soif ????...etc" Et là, c'est plus la tuile mais le toit de votre "assurance tranquillité" que vous vous prenez sur le coin de la figure. Pourtant, fort de votre "grasse mat" de parent en vacances , vous vous lancez: " Alors fiston, dans l'ordre ou dans le désordre, un "sans-abri", ou "sans domicile fixe", ou "sans dents" ( question de glissement sémantique) , c'est un pauvre dont le prix de revient est ( apparemment) suffisamment intéressant par nos gouvernements successifs pour qu'ils en parlent...et puis oublient! c'est la vie, c'est la vie, fiston! Bon, ils "budgètent" quand même un petit truc pour eux, qu'ils calculent selon une formule cynique un peu compliquée: un pauvre multiplié par une population générale divisée par une population racine raciste carrée multiplié par des politiques populistes puissance 10 est égal à ...Rien! Autant te dire qu'au prorata de ce résultat, les budgets alloués aux "pauvres" sont donc petits petits petits: pour eux? … à peine de quoi s'acheter une tente "Quéchua" "Quéchushuaïa"? "Quéchou...".Bref, çà, c'est quand nos gouvernements successifs ont le temps de bosser sur "un plan de lutte contre la pauvreté", car ils en ont beaucoup à traiter des plans, ils aiment bien çà les plans! : les plans gouvernementaux, les plans de tables pour les invités ( invités pour échanger des dates pour des prochains plans ), les plans de la piscine de Brégançon... Et puis, il y a aussi les plans reportés en cas d'urgence! "Une urgence comme la canicule, tu me dis ?" Oh non; je te parle de trucs plus sérieux; le " Plan de lutte contre la pauvreté" n'est juste pas à l'abri d'être reporté en cas d'accès de la France à la demi-finale de la Coupe mondiale de foot. ( C'est Buzyn qui l'a dit, et c'est le patron qu'a confirmé en reportant le truc en Septembre ). Alors oui, fiston, trouver du travail aux "fainéants qu'ont qu'à travailler s'ils veulent se payer un costard", ( oui, on les appelle aussi comme çà, parfois, et, je sais ,c'est moche ), trouver des budgets et des maisons pour eux, et tout, et tout, oui, c'est au programme, fiston!, car c'est quand même fou qu'en France, on leur fasse pas de place dans le parc du logement social, quand même! D'ailleurs, tiens, tu me fais penser qu'avant qu'on aille au ciné, papa doit envoyer le loyer du mois à l'office H.L.M... Ah et puis, on passera à la bibliothèque aussi, il y a un super bouquin genre les "sans abri" pour les nuls, ou un truc comme çà; en tout cas, pour que papa puisse t'en reparler peut-être un peu mieux, je crois "!!!

Et vous avez eu beau temps ? (Philippe Delerm)

note: 3Pour Delerm, y en a un peu plus, on vous le met quand même? marionstandré - 31 juillet 2018

Voilà! Delerm n'a pas pu s'empêcher ! : " Il nous fait son prof !" . Tiens! C'est d'ailleurs le genre de petite phrase à aiguillon pervers type, prononcée par n'importe quel pauvre type, qui aurait titillé "l'esprit correcteur" de notre professeur de français". Ah Delerm ! Toujours en exercice alors?! La cuite qu'il a dû prendre avec le succès de sa première gorgée de bière ne lui aura donc pas valu une mise à pied de son rectorat normand. Le professeur de français continue de corriger la copie! Oui, c'est en tout cas un bel exercice de style que Delerm nous propose ici: en convoquant nos expressions orales à l'examen de son regard linguiste...mais en les corrigeant selon un barême "d'annotations" autrement plus bienveillant que celui des professeurs de français de notre enfance. Non, vous ne vous reverrez pas, écolier encore plein d'espoir, avec votre composition française dans la main, découvrant votre ouvrage et tout le cœur que vous aviez mis dedans, tailladés, scarifiés, et saignant encore le rouge du stylo barbare. Ni de " barbarisme " triplement exclamé dans la marge, pour bien souligner votre désespérante bêtise, en plus du soulignage acharné de vos mots coupables. Non, si Delerm se met "en marge", ici, c'est qu'il lui faut bien cette extériorité pour nous aider à remarquer nos paresses langagières, nos petites phrases faciles, nos échappatoires verbales, qu'on ressort lâchement de notre fourre-tout d'expressions toutes prêtes, pour nous tirer des petites conversations de politesse qui s'éternisent un peu trop...et puis, aussi, toutes les petites pensées colorées, légères et éphémères qui nous échappent, et qui s'échapperaient à jamais dans l'infini du ciel de notre quotidien, si, lui, le Delerm n'avait pas ce côté "chasseur de papillon", ce regard aérien et poétique sur le monde. Et de ce monde qui bruisse, jacasse, s'ébroue et en éclabousse parfois au passage, le professeur de français est aussi là pour en extraire les pépites, à force d'avoir fouillé le lit fangieux et rocailleux des rivières de conneries qu'on est capable de déverser en une seule journée! Et ne lui dîtes surtout pas que vous avez aimé ses "perles"!!! D'enfileur, s'il acceptait encore d'être "métaphoré" ainsi, il le serait de messages cachés émeraude, de déclarations d'amour diamant et de tendresse rubis, de toutes ces nostalgies saphir qui reviennent et rebondissent en ricochet sur la surface plate de nos conversations anodines. Alors, même si Delerm nous en a mis un peu plus dans nos travers, on prend quand même !!!

Votre basse-cour écologique (Jérôme Chaib)

note: 4Chacun a ses raisons...que la Raison ignore ! marionstandré - 24 juillet 2018

Oui, chacun ses raisons! Prenons les motivés de la poule, par exemple. Y en a qui n'en peuvent plus de chercher des heures, dans le rayon "œufs" de leur hypermarché, la bonne boîte, avec le bon label, le bon code sur l'œuf... que l'on a toujours oublié!, et, "que du coup", on se rabat inexorablement sur la boîte avec la belle image, la rassurante imagerie collective, celle où l'on voit la petite poule rousse de notre enfance qui gambade, béate dans la prairie.. qui court, qui court, la poulette, la poulette du bois joli !, qui est passée par le traitement d'images d'Epinal, et ne repassera pas par l'épinette de gavage! ... qu'on croit ! Y a aussi ceux qui ont développé une peur intestine, voire des troubles paranoïdes de l'œuf industriel depuis le fipronil 's gate ou l'influenza aviaire d'Italie!, et qui veulent réagir avant qu'entre les œufs et eux, çà finisse en brouillade! Et puis, y a les "Rastignac", qui aiment le défi, qui se lance des " à nous deux ( le) pari !", et qui parient sur l'économie circulaire, et, au passage, redonnent le sourire à notre petit Hulot des champs qui se sent un peu déprimé en ce moment, tout seul dans son coin. Mais aussi circulaire soit elle, cette économie et ce cercle vertueux vers lesquels vous avez choisi de vous tourner,et de tourner avec, ils demandent du cadre! Et quels que soient leur périmètre, leur aire, et leur allure! Que vous souhaitiez vous engager dans un élevage familial, professionnel, dans une basse-cour qui s'ébat sur le pas de votre porte, ou dans une histoire d'amour ( Oh, j'en connais qui ont été frappé par le coup de foudre pour une poule, comme çà, un soir, en se retrouvant sur un marché à bestiaux nocturne, sur un malentendu...car n'avaient ils pas pourtant bien demandé l'adresse du meilleur bar à poulettes de luxe, quand ils y repensent???! ) Bref ! Quelle que soit la raison pour laquelle vous avez décidé de passer la bague à la patte de l'oiselle, vous allez voir que tout çà, çà se réfléchit, çà s'organise, çà s'aménage et çà se ménage! Il ne suffit pas de lui offrir un bijou pour lui dire je t'aime! Bague "Swarkovski" ou pas, la poule, si vous avez opté pour la poule, çà picore pas que du pain dur sur un mur, picoti...pi cotation de l'œuf coquille à la baisse pour toute la petite famille !!! Non, non, non!!! çà marche pas comme çà: va falloir mettre la main à la pâte! Vous croyez tout de même pas que votre poule va s'user le cloaque pour vos beaux yeux et vos beaux œufs?! Non, il va falloir partager les tâches de manière équitable; et quitte à ce qu'elle finisse à table, en tranches fûmantes et alléchantes, autant lui offrir jusque là une tranche de bonheur simple comme une pub de jambon Herta! Et la chérir, et lui porter secours, assistance, épluchures de salade, vers de terre, et litière fraîche... et vous habituer à son caquetant : "Chéri, t'oublieras pas de sortir la poubelle!" et à ses gloussements agaçants face à votre air dégoûté au moment du récurage de son "nichoir-boudoir"..mais vous lui aurez jurée fidélité, pour la vie, et surtout sur l'avis de 60 millions de consommateurs. Alors pas question de se farcir une pintade dès qu'elle aura le croupion tourné! De toute façon, on ne vous trouvera jamais d'humeur à "rebrousse-plumes" grâce au coaching complet de cet ouvrage! Chacun y trouvera ses raisons de persévérer... que la Raison de fuir ignore!

L'enfant (Maria Montessori)

note: 3Le bohneur est dans la guidance! marionstandré - 17 juillet 2018

Il existe au moins 2 endroits où vous pouvez être certain d'acquérir des connaissances: à votre bibliothèque, et... chez votre coiffeur ! C'est en tout cas ce que je me disais encore hier chez ma coiffeuse : tandis que je me faisais bichonner le cheveu par ses mains expertes, je ne savais plus quoi admirer: ses extensions de cheveux, ou ses extensions de domaines d'expertise? Cette fois-ci, elle m'offrait un cours magistral sur une école en vogue, avec des méthodes d'apprentissages nouvelles... euh, le nom ne lui revenait pas, "comme çà, tout de suite, mais un truc avec...une souris" (?!!??? ). J'avais beau chercher dans mes souvenirs d'école: je me souvenais bien d'une boîte à bagarres chez Korezak, d'un atelier d'imprimerie chez Freynet, d'un tatami comme terrain d'idée conceptrice chez Oury, mais rien! Aucun pédagogue connu avec un rongeur! Et puis, d'un coup! Mais oui, mais c'est bien sûr! La Montessori ! Sauf que là, dans l'exposé de "l'enfant Montessori" que continuait de me faire ma coiffeuse, j'avais l'impression qu'il ne s'agissait plus de la même; je connaissais bien la grande pédagogue, et designer, italienne qui avait révolutionné l'ergonomie, le mobilier, et le "mood" des écoles maternelles, et qui avait apporté des méthodes, des attitudes, des outils éducatifs inestimables pour le développement de l'autonomie de l'enfant; mais là, de ce que j'entendais de ma coiffeuse, je ne comprenais plus rien: son"enfant Montessori" serait entré dans son Salon à 10h30 pour son rdv de 10h, car " Il n'était pas prêt ! " sa maman dit... mais, attention, "pas prêt "psychologiquement" s'entendit ! Bon, admettons. Puis l'enfant, chaleureusement encouragé par ma coiffeuse à s'installer, ( ma coiffeuse qui a pourtant le sens du relationnel, et des affaires! ) , aurait stopper net devant le fauteuil et dit que..."Non". Juste un "non" calme et affirmé. Jusque là, me direz-vous, ce pourrait être juste une sorte de petite " Drama Queen" ordinaire?! Mais la maman de poursuivre : " Il est à l'école Montessori ! ( et donc!), on reviendra une autre fois, merci, au revoir ".Point barre. Fermez les guillemets. Et là, et seulement à partir de là, c'est un "enfant Montessori" !!! Vous avez compris? Moi non plus. La coupe nette ne me suffisait pas, il fallait que j'en ai le cœur net; et ce livre m'a rassurée: non, les "enfants Montessori" ne sont pas des petits "Mussolini" en culottes courtes!!! L'assertivité, le respect des autres, l'autonomie, la pensée divergente, l'esprit "entrepreunarial", et j'en passe et des meilleures, constituent bien le cœur de la pédagogie montessorienne et le programme des écoles qui se sont plus ou moins opportunément collées l'étiquette sur le fronton...:Que de bons arguments pour votre banquier, lorsque vous lui demanderez un crédit "scolarité Montessori" de "Oh juste quelques 5 000 Euros par an, monsieur le banquier? "; et si votre dossier finit à la poubelle, au "bûcher des vanités", ne désespérez pas; il n y a pas de parents pauvres dans cette tendance-là; vous trouverez la belle italienne et ses livrets pédagogiques en vogue sur les têtes de gondoles de votre hypermarché, qui est aussi dans le coup, mais à moindre marge...Allez-y serein: le bonheur est dans la guidance !

God save la France (Stephen Clarke)

note: 3Encore un qui serait dans les petits carnets de Daninos et du Major Thompson! marionstandré - 10 juillet 2018

Bon, vous ne pouvez pas avoir raté çà: l'été est là, donc les touristes anglais sont là! C'en est presque devenu un principe cartésien! Et dans notre immense sagesse philosophique, au moins entre 22h et 7 h du matin, on accepte à peu près les déferlantes de touristes britanniques qui viennent frapper nos côtes - et se taper nos côtes de bœuf, et nos côtes du Rhône-. On devient presque blasé face à ce maintenant familier "sac" et ressac bruyant et spectaculaire, à tel point qu'on ne remarque plus les vagues molles d'expats qui viennent échouer lamentablement sur les plages d'ouverture pourtant de plus en plus restreintes de notre légendaire "esprit d'accueil". Ici, dans ce roman-récit, c'est pourtant bien de cette espèce là qu'il s'agit: "l'expat" britannique. Presque confondable avec un touriste, à ceci près qu'il a appris à troquer ses sandalettes-chaussettes contre une paire de "derbies", " quand la bise fut venue"! Et quand la bise s'impose encore et claque sur les joues de ses nouveaux collègues de travail, chaque matin, l'expat arrive presque à contenir son dégoût! Oui, généralement, l'expat ne débarque pas de son île par hasard: recruté ici pour mener à bien un projet professionnel sérieux ," My tea is rich", l'English ne va pas hésiter à collaborer, de manière horizontale ou autre, avec l'ennemi(-e)... ( So what?!!! Pourquoi les français seraient les seuls à avoir cette qualité? ) Pourtant, sa mission professionnelle va vite s'avérer un simulacre, mais le British y voit clair comme dans une tasse de thé en sachet insipide; et là! Méfiez-vous du flegmatique qui vous endort! Faut dire aussi que les français, en général, et les patrons français, en particulier, sont tellement opportunistes et affairistes, que même les anglais s'en aperçoivent !!! En tout cas, notre britannique fait perte, avec un peu de fracas, de ses valeurs morales exemplaires...et profite alors du système de chômage, de santé, du système U...Il abandonne juste à temps son projet d'acheter une petite maison à la campagne ( Un peu plus et il demandait naïvement des conseils à Macron sur les devis de piscine "Leroi Merlin"! ). Sans compter qu'au village, sans prétention, il a mauvaise réputation! Toutefois, il s'acculture presque bien, se "francise", fraternise; enfin...essaie ! Oui, il a dû mal lire le panneau à la sortie du Channel; Mais si!!! Celui avec le drapeau bleu blanc rouge, et son gros slogan d'accroche publicitaire: "liberté égalité fraternité"! Sauf qu'il y avait une petite étoile en bas, à droite ! ( *: exepté pour les anglais, les années de guerre d'Irak, de cohabitation européenne et de Brexit ). Mais alors, tout cet amour cordial entre eux et nous ???! ... Bullshit !!!, çà sentira toujours un peu le pourri au royaume du British, et surtout avec ce livre là!

A manger tout cru (Jeannette Dextreit)

note: 4Dans la série " à manger tout cru", après "Pourquoi j'ai mangé mon père"... marionstandré - 3 juillet 2018

Alors attention! Il y a salade et salade! Ne confondons pas, la salade est susceptible! Entendons-nous bien: est-ce que votre salade frisouille ou est-ce qu'elle se ratatouille...au fond de votre frigo? , car il y a la salade verte, la puriste, la tradi , la "Vieille France"!!!, l'indétrônable de la tablée dominicale, comme mamie, et même " qu'on attend qu'elle crève vu que c'est elle ( qu'a ) l'oseille", comme l'a si justement chanté le grand Brel. La salade verte, en général et en particulier, vous a toujours rebuté, vous aussi ?! Mais, vous savez, je crois que c'est dans la culture collective. Vous aussi, depuis votre plus tendre enfance jusqu'à encore dimanche dernier, à la table de votre mère, vous vous sentiez poursuivis par la laitue, et vous lui mâchouilliez la feuille avec la mort du Christ au fond des yeux? Faut dire qu'elle fout le bourdon avec son air décomposé... Mais heureusement, y a aussi la salade joyeuse! Moderne, salade libérée, elle prend soin de son image: elle claque un fric fou dans les produits "cosmétiques" Monsanto, et dans des soins en institut Bayern, pour avoir la feuille lisse. ( Voyez mesdames, la peur de "flétrir" appartient à toutes! ) Ainsi, la salade moderne s'entretient, et entretient son succès: les limaces rampent à ses pieds; un escargot aurait même avoué à l'une, le jour de leur mariage: "j'en ai bavé pour vous, mon amour"!!! La salade "nouvelle génération" traîne souvent en petites tenues légères, dans l'intimité, et elle aurait même tendance à se laisser aller, voire à être un peu crade... Dénoncée plus d'une fois par les services de contrôles d'hygiène, elle s'est souvent faite ramassée et embarquée dans le panier à salade. Elle a aussi le défaut d'être bavarde: ouvrez votre frigo à 3h du mat, et vous verrez, si!, y a encore de la lumière!!! De quoi elles causent, la batavia, la scarole et la laitue? Bah, essayez toujours de gagner la complicité de votre frigo pour qu'il balance? Pas de combines, çà ne marche pas comme çà avec lui! Pas de " Passe-moi la salade, je t'envoie la rhubarbe"! On ne saura donc jamais si nos laitues se parlent de leurs états d'âme, ou s'échangent les adresses du meilleur gynéco et les noms des meilleurs fongicides pour soigner leurs irritations de collet et leur virose...Oui, une rumeur court selon laquelle les laitues auraient un maque (?), surnommé "Mac Do", lequel n'hésiterait pas à les mettre sur le pavé...de boeuf ! , pour attirer de nouveaux clients sur le marché de la prostitution de la Cuisine Française! Pas toutes jolies-jolies, nos salades!!! Mais dans ce petit livre, vous en trouverez des honnêtement pas mal, à préparer "gourmandisement" pour vous ou votre mari. Rassurez-le! la salade moderne aime se balader en tupperware climatisé l'été; de nature solidaire, elle accompagne même ceux qui bossent en Août ! ( Et à cet instant, j'ai une pensée compatissante pour mon "chef " qui se retrouvera en "tête-à-tête", avec sa salade et son ordi pendant tous ces mornes midis d’Août... Oh! Soupir! ...) . Alors pour mon chef, pour les maris maudits, et tous les travailleurs à la "petite pause", ça vaut bien la peine de varier le menu, à défaut de varier le plaisir!

La place du mort (Jean-Marc Ligny)

note: 3Cet été, vous serez enquêteur, ou vous ne serez pas! marionstandré - 28 juin 2018

Un grand Homme, d'au moins 1m73, a dit un jour:" Sur les plages, on croise ceux qui travaillent et ceux qui ne sont rien". Ou était-ce "dans les gares"? Oh je ne me rappelle plus trop bien...juste que c'était un mardi soir, entre chien et loup, mais pas dans l'entre soi, heureusement ou malheureusement pour le grand penseur. Et puis, peut-importe l'endroit exact, on ne va pas chipoter pas non plus sur les nuances. Toujours est-il que cette grande phrase historique m'a marquée! Alors, je me suis dit que cet été, je serai enquêtrice ou je ne serai rien! What did you expect?!!! Vous croyiez que j'allais vous annoncer que j'allais passer mes vacances à bachoter? à rebosser sur les grands classiques? Tu parles! çà fait longtemps que j'ai renoncé. C'est vrai que depuis la nuit des temps, depuis la nuit de leurs grottes, chaque été, les hommes croient dur comme l'âge de fer qu'ils vont profiter des grandes vacances pour relire les grands auteurs; et ce mythe du fond de la caverne perdure! Depuis l'Antiquité jusqu'à encore hier matin, les hommes (re-)liront "cet été, sûr!" les aides-mémoires d'Hadrien, les pensées du grand frère Pascal, ou le dernier de Cartland. Mais essayez un peu de reprendre "Crimes, et châtiment" de Dostoïevski sur un bord de piscine de club! Quand le "tourisme de masse" plonge et éclabousse votre bouquin et votre patience d'un gros splash, y a de quoi déraper, avec ou sans tong, avec ou sans vodkas. Au pire, peignez la piscine en long, en large et en travers à la Hockney et à la peinture à eau! Sinon, lancez-vous dans le roman-jeux! C'est comme un kleenex, absorbant et jetable ( sauf si vous nous l'avez emprunté!) : celui-ci est un roman papier, un roman physique , habillé style polar, et demande un crayon à papier et un calepin ( un peu kitsch, ok, mais depuis que Houellebecq a annoncé qu'il avait toujours son vieux Samsung à clapet prune, le kitsch est presque devenu sexy...) Bon, vous aurez de toute façon à résoudre des énigmes d'un niveau à faire marrer Colombo! Messieurs, c'est votre femme qui va être contente! Pas de code Trévanion, ni d'alphabet bilitère de Bacon à décrypter. Les seules empreintes qu'on relèvera seront celles que vos doigts gras auront laissées sur les pages après le passage du vendeur de chouchou-beignet! Alors, si vous ne piquez pas du nez dedans, vous écrirez la fin de l'histoire et moucherez tous vos voisins de serviette! ( Un vrai "bouquin-kleenex", je vous dis!) Alors messieurs, quand vous allez dire çà votre femme?!!!!

Touriste (Julien Blanc-Gras)

note: 5Itinéraire d'un touriste gâté! marionstandré - 15 juin 2018

Bon, il serait peut-être temps de songer au vacant, euh...!, aux vacances! De penser "touriste", de penser inutile et divertissement Pascalien ! Peut-être faites-vous partie de ceux qui ont déjà tout réservé et programmé à l'avance? ou encore, de ceux qui font du "tourisme d'émigration" et voyagent pour vivre...De ceux qui auraient "choisi", paraît-il, l'Angleterre ou autres pays occidentaux organisateurs de circuits plus ou moins légaux pour les travailleurs étrangement résignés. Peut-être même que vous pratiquez le "tourisme d'émigration de croisière", et que vous avez pris la formule "La croisière s'amuse!" de l'Aquarius ! D'ailleurs, profitez! En ce moment, ils font des offres spéciales : "Croisières à durée illimitée au bord de l'Aquarius" qui, à l'heure où je vous parle, errerait toujours entre deux ports qui ne montrent pas d'attachement particulier à les accueillir...Sinon, toujours pour cette nouvelle forme de tourisme, il existerait un catalogue sympa avec les bonnes adresses, les centres de rétentions*, **, ***, pour faire votre "benchmarking" à tête casquée mais reposée, de votre pays bunker lointain! Peut-être encore, avez-vous opté pour les dernières destinations touristiques en vogue: la Corée du Nord marche bien... toujours au pas...mais marche bien! , depuis que Trump a eu le prix Nobel de la Paix et lui a fait un super coup de pub au passage! Sinon, suivez le guide! Ou plutôt, partez sous la guidance du routard Julien Blanc-Gras. "Grand voyageur" à la Bashung, parfois. Déboussolé à la Houellebecq souvent !, avec "la Carte et le Territoire (intérieur)" sous le bras, et l'espoir de "la possibilité d'une île" déserte sous ses airs socialisés!!! Ah! Le gars Blanc-Gras aurait presque quelque chose de poétique, d'aérien, de Rimbaldien, si notre "homme aux semelles de vent" n'avait pas des tongs, et forcément, la démarche parfois un peu lourde du touriste, qui va avec! Avec JBL, vous allez faire du tourisme de masse en général et du tourisme thématique en particulier: tourisme religieux, d'aventures, de loisirs, avec parcs à jeux géants, "Bouddha Park" , "parcs des ethnies et du folklore" construits tout beaux, tout propres, tout artificiels, en périphérie des grandes mégapoles du Monde et du monde authentique...Zoos de pauvres à visiter, jeux d'esprit, et dans l'esprit"Où est Charlie", avec un Bouddha Boy à chercher sous un arbre...Et toujours du business pour les producteurs industriels de "rêves artisanaux"; et toujours des possibilités de payer en Master Card pour vous! Enfin, en adepte de la nouvelle grande Morale du monde, la grande Morale de la Pub triomphante!, vous n'aurez plus qu'à suivre légitimement l'itinéraire d'un touriste trop gâté!

Le mythe de la virilité (Olivia Gazalé)

note: 4"Accusé, relevez-vous!" marionstandré - 8 juin 2018

Tribunal d'appel! Procès de "l'homme", avec comme avocate de la défense, Maître Gazalé! Oui, c'est elle qui reprend l'affaire en main, qui reprend tout à zéro! Vous vous rappelez, la grande affaire de "l'homme"? Mais si! Ce procès très médiatisé de "l'homme", jugé par " balance ton porc", par " me too", et surtout par contumace! Oh, il a pris cher! Mais il fait appel! Enfin, C'est son avocate, maître Gazalé, - du cabinet " Collard et associés"?-, qui va tenter de défendre "l'indéfendable". Dans cette sorte de procès en appel, Gazalé va nous appeler à reconsidérer les faits, et va peut-être même nous faire gagner un peu de considération pour son client ! Pourtant, à la lecture des accusations, çà s'annonce mâle: virilisme, abus de pouvoir et de situations, drague archaïque, comportements "burnés", machisme ordinaire, machisme extraordinairement primaire... Les "Procureuses de la Répudiation Publique", et la partie "civilisée" (?...) adverse ne manquent pas d'éléments à charge...Mais l'avocate va nous faire des effets de robe, et surtout des effets de surprise en plaidant l'innocence! (carrément!)... enfin, l'influençabilité de son client, plutôt. Et elle va rappeler les injonctions que "l'homme" subit depuis l'Antiquité, et toute la pression qu'il doit gérer pour ne pas être mis au ban des "accusés d'impuissance" par les "priapistes" et leur esprit"bande à part"; elle va même nous reparler d'Adam et Eve, dis donc! Faut dire que ces deux-là nous ont fichu un sacré bazar dans l'histoire ( un mythe, on a même appelé çà!). Aussi, quelle idée de s'adonner à des petits jeux s...sans conséquences, avec des accessoires franchement douteux ( un serpent qui parle, un arbre qui divulgue la connaissance....) Croyaient-ils vraiment qu'ils pouvaient se lacher comme çà dans l'intimité de leur petit jardin sans finir, un jour, par se faire paparazzer par le redoutable Saint Augustin, maître de la littérature à scandale? Oui, le péché originel d'Adam, c'est le commencement....d'une longue série d'emmerdes!, et d'une longue lignée d'hommes maudits de père en fils: alors pour le père Adam, ses fils et leur malsain esprit..."Amène-nous donc un beau plaidoyer, Gazalé!" Et les femmes , et les femmes! qui se mettent à faire la guerre aux pauvres hommes plutôt que l'amour! Non, "l'homme" a eu assez de peines carcérales, dans ce système "viriarcal", selon Gazalé, et un peu "en surchauffe" selon le point vue... En gros, je vous résume: "l'homme" ne serait donc qu'une sorte de paon, condamné à ne compter que sur sa... pour faire tourner la roue motrice de son identité masculine ( vous voulez un kleenex? ) Pour son client "présumé innocent", Gazalé demande "Relax!": vaudrait mieux que çà marche! ", ou "l'homme" pourrait finir par demander pourvoi en cassation...pour "cassage de burnes"!!!