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On a aimé !

 

La politique à quoi ça sert ? (Madeleine Michaux)

note: 4Au secours les enfants!!! marionstandré - 8 octobre 2018

"Les enfants, au secours! , à la rescousse! On a besoin de vous! C'est la crise! La crise de foi en la politique chez vos parents, chez votre coiffeur, vos oncles, vos tantes, dans la queue à la caisse de votre boulangerie… On ne compte plus que sur vous pour lire ce livre, si ce n'est pas déjà fait, et pour nous expliquer: à quoi sert-elle, di donc, la politique??? On a besoin de votre regard neuf, objectif, adulte!, et surtout de vos niveaux et degrés de lecture supérieurs au nôtre... parce que nous, on est largué: trop dissipés, trop passionnés, trop pris dans le truc de l'histoire et des petites histoires...On suit bien un feuilleton dans les médias , avec notre Président de la République pour personnage principal, mais les scénaris sont d'un alambiqué! C'est encore plus tordu que "Les feux de l'amour", ou "Plus belle la vie"! Y a des divorces, y a un mélange de tragédie et de mythologie grecque, avec un Père qui tue le Fils, ou finalement, préfère le foutre à la porte... en se foutant lui-même à la porte!!! Rien que pour le faire…! Alors notre président de la République ( dans le rôle du petit Jupiter Collomb ), qui a reçu les foudres de papa Gérard, et un bon soufflet dans l'orgueil, aussi, ( car accusé par papa Collomb de consommer trop "d'uris" en cachette, dans sa chambre de l'Elysée) , va montrer de quel bois il se chauffe, et de quel Zeus il s'inspire: ok! le fiston va redescendre sur terre, et la jouer autrement. Avec quelques techniques de métamorphoses "zeusiennes", il va revenir charmer les "terre à terre", sauf que... splatch!!! C'est la chute ( c'est la haine…) au pied de l'immeuble! ( comme souvent chez les Présidents de la Répubique, vous me direz). Dommage il était à un doigt près de réussir son re-tour de magie: mais pour les médias spectacteurs que nous sommes, que de la poudre de perlimpinpin! Bon, les mômes, nous on y comprend plus rien, trop de rebondissements ou d'écrasés de discours… trop de fictions, trop de frictions, trop de fractions, d'infos qui cachent la forêt et de loups qui sortent des bois: on a plus de capacité de discernement, on n'y croit plus, et papi est à cran car il a plus qu'à arrêter de fumer, et mamie déprime car elle veut plus sortir la diésel du garage, et qu'en plus, ils ne doivent pas se plaindre, non plus, quoi! Bon les enfants, reprenez-nous le livre et la situation en main! La politique, y a bien quelque chose de positif à en tirer quand même: de la démocratie à la Montesquieu, une carte verte, une carte d'électeur, l'espoir d'un déblocage de nos cartes bleues? Les enfants , à la rescousse!!!

Le miracle Spinoza (Frédéric Lenoir)

note: 4Bac psychologie positive, option philo marionstandré - 21 septembre 2018

Oui, c'est au moins dans le bac "Psychologie positive" de votre librairie ou de votre bibliothèque, que vous avez opté pour cet ouvrage, dont le titre sonne philo à l'oreille des uns, ou ( plus) rien du tout à l'oreille de tous les autres. "Le Miracle Spinoza"? Pour ceux qui s'en souviennent, et n'en rêvent plus du tout encore, lire une œuvre de Spinoza tient du miracle, oui! Mais c'est pas de çà que çà cause ici. Non, hic et nunc, il s'agit de comprendre en quoi le projet de Spinoza est miraculeux. Pour les quelques vaillants amateurs de la philo à risque, qui ont tenté l'aventure Spinozienne, et qui en sont revenus!, y a un truc qui colle pas dans cette juxtaposition nominale:" le miracle Spinoza"???? Le même miracle qui tient de l'inexplicable, du divin, et auquel Lourdes tient beaucoup, associé à Spinoza??? Le Spinoza cartésien, le type rationnel et le pragmatique type, le Jean-Pierre Mocky de la Philosophie, qui tient davantage à dézinguer tous les dogmes et toutes les formes de vérités établies??? Le même Spinoza qui fustigerait et ferait un autodafé de toutes ces vérités marchandes qu'on nous vend toutes propres et prêtes à l'emploi, dans nos librairies favorites??? Le Miracle et le Spinoza? Non! Un "French paradoxe"! une oxymore!! une hérésie!!! "Mais que vient-il, doudou di donc, "foutre" ce mot miracle à côté du nom de Spinoza???", sourcillez-vous? Eh bien, c'est là que Frédéric Lenoir entre en piste!!! Messieurs, mesdasmes, retenez votre souffle, le spectacle va commencer: Lenoir! le grand, l'unique, le plus grand dompteur, qui n'a même pas peur de défier les plus féroces des philosophes ! Lenoir! Rien que pour oser aller nous dominer et nous domestiquer le Spinoza, on lui doit bien toute notre attention. Ah , Lenoir! Heureusement qu'il est là pour nous éclairer, quand même!!! Bon, alors, le projet Spinoza, c'est quoi, me direz-vous? Un constat: on est tous des pantins, gouvernés par nos "passions tristes" et "nos passions gaies" et par la seule Autorité qui vaille, celle de la Nature. Les autres gouvernants -politiques, religieux, lobbyistes, blocs exécutifs...et autres petites autorités-, dégagez!!! On n'en reste pas moins sous le choc! Pas de libre-arbitre, pas de liberté, pas de volonté qui existent! On n'agirait, et certains ne penseraient, que sous influence! Et pire, l'Influenceur, le plus dangereux, le plus vicieux, qui nous manipule, ce serait...nous-même!!! ( Vous suivez? çà va?) L'objectif de Spinoza: nous amener à faire Connaissance avec la Nature… Nous amener à savoir qu'on n'est pas libre, justement pour nous libérer ! ( ambitieux quand même, le type!) . Spinoza voudrait qu'on (re-)connaisse nos "passions" pour mieux les circonscrire et pour accéder à la Joie! Mais attention, pas la joie spontanée, la joie "yukaïdi yukaïda", non, non, non. En philo, on ne rigole pas avec la joie; c'est la Joie spinozienne, raisonnée qu'il faut viser! Celle qui demande la recherche ( "sisyphéénne" ! ) de la Connaissance, l'effort constant et conscient de "persévérer dans son être"!, et lesquels, couplés à l'Agir, et à une mise en actes positive, amènent à la béatitude! ( ou au burning-out !!! ) Et là, on y arrive!!! . "On arrive à la psychologie positive", me direz-vous!: la pleine conscience de soi, la méditation, les mantras, les "modus vivendi" , et tout et et tout. Eh bien oui, la psychologie positive, c'est rien de moins que de la ( récupération de la) pensée spinozienne! Sauf que là, çà se lit et çà marche du feu de Dieu… pour le monde de l'industrie du livre, et vous, accessoirement. So what!!!? Tant que çà rapporte à tous!

Vivre ensemble (Astrid Dumontet)

note: 4...avant qu'on oublie qu'on vit ensemble ! marionstandré - 1 septembre 2018

Voilà, on y est: Septembre et sa rentrée! Rentrée scolaire, rentrée professionnelle, rentrée des associations… et des banderoles qui apparaissent de ci de là, au dessus de vos têtes, pour annoncer les journées du "vivre ensemble"! Et là, vous sentez que çà va vous tomber dessus. La question, je veux dire. " Papa ! maman ! c'est quoi vivre ensemble?"... et toutes celles qui vont suivre, inexorablement! " Et c'est quoi la solidarité? Et pourquoi y a des gens qui disent que c'est des conneries? Et pourquoi il faut se battre contre les inégalités mais qu'on a pas le droit de se battre dans la cour à l'école? "...etc...Alors vous essayez: " Bon, alors, mon petit chéri, c'est pas compliqué: pour vivre ensemble, il faut déjà faire partie d'un groupe. Or, sachant qu'un groupe= un individu+un individu+ un individu... côte à côte, une foule, un village de gaulois, un troupeau de vaches à lait, ou de moutons peuvent être considéré comme un groupe! Tu me suis? Là où çà se complique, c'est quand on ajoute la notion de temporalité, quand il faut tenir sur le temps...Vois-tu petit, dans le groupe, çà bouge, çà se bouscule, çà se dispute, çà complote, çà fait alliance, çà fait front...çà s'auto-proclame chef ou çà la joue leader charismatique, çà cherche des réconciliations ou çà impose son pouvoir démiurge sans même s'embarrasser des éléments de langage… çà s'appelle la dynamique de groupe, avec tous ses étranges phénomènes! mais tout çà, Karl Rogers te l'expliquera quand tu seras plus grand. Bon revenons à notre groupe au bord de l'explosion, et poussons un peu plus loin: y a bien ces petits leaders avec plus ou moins de testostérones qui essaient de réguler le truc ou laissent pourrir l'ambiance, pour récupérer les morceaux, mais çà suffit pas: et alors, c'est là, fiston, que le savoir-vivre ensemble intervient! Vivre ensemble, çà demande des règles, une ligne de conduite, une dynamique mais avec du sens en plus! Le savoir vivre ensemble, c'est l'envie de vivre ensemble, c'est la pulsion de vie de chacun qui rejaillit et réagit face à la pulsion de suicide de l'inconscient collectif du groupe. C'est " l'union fait la force", c'est le partage: le partage des légumes dans les jardins collectifs, le partage du "ruissellement" de la fortune de "ceux d'au dessus", ( s'ils ne nous plantent pas comme des choux) , le partage du sentiment d'appauvrissement… Mais on est ensemble, on est des citoyens! Et il ne faut pas que deux étages et demi pour obtenir la validité de sa fibre citoyenne ! Bon, c'est sûr, fiston, SI t'as pas tes papiers, et même si tu les as d'ailleurs, vivre ensemble à Dresde, en Italie, c'est un peu plus compliqué! Même en France, oui, c'est vrai…çà le devient: çà glisse, çà glisse, çà glisse...On te propose bien de t'accrocher à des espoirs, à des premiers de cordée, mais quand on les cherche, on les trouve pas ! Alors le vivre ensemble, fiston, c'est s'accrocher les uns aux autres: depuis les premiers hommes rassemblés dans leur grotte jusqu'à nous, équipiers unis à bord d'un Aquarius, d'un Calypso, ou d'un autre cargo humain en dérive, on n'a pas trouvé mieux pour garder le cap ! " Et puis, dans la collection "Mes petites questions", pour les 6 à 8 ans, il y a toujours ce sextan, ce volume sur le vivre ensemble pour nous servir de boussole !

Guide de survie des jeunes grands-parents (Marie Thuillier)

note: 3...pour tous les grans-parents en pente douce?!!! marionstandré - 26 août 2018

Pourquoi lire ce guide? D'abord, parce qu'il est humble, sans prétention, sinon celle de vous faire rire, ou sourire, en vous proposant des listes et des petites confessions intimes toutes belles, toutes propres! Oh, à la rigueur, quelques scories dans son humour tout lisse, mais des scories si usées par la patine des déjà-entendus qu'on glisse dessus avant qu'on en rougisse! Tout gentillet, ce livre propose donc de traiter le sujet des grands-parents "nouvelle génération", et çà fait plaisir, on n'en attendait pas moins de lui. Bon, que dire d'autre? Ah si !!!! Y a bien quelques trucs nouveaux, actualisés, et utiles dans les listes : des excuses " in" pour répondre aux nouvelles demandes de vos enfants et petits-enfants!, des trucs et astuces de grand-mère, moderne!. Bon, c'est rigolo...c'est rigolo…et c'est à peu près tout. Ah si!!! , y a des pages " coaching" pour accueillir toute votre descendance à la maison de manière diplomatique et civilisée,( de manière hypocrite, quoi ! ) : avec pour vous, Madame l'ambassadrice de votre temps, des conseils sur "l'art de recevoir" sur votre territoire votre pire "ennemie d'Etat", et en l'état: votre belle-fille…l'art de distribuer des Rochers Suchard et Mon chéri par ci , des "ma petite chérie" par là à vos enfants, beaux-enfants, invités sur le territoire de vos valeurs éducatives, aux antipodes de leurs nouveaux concepts pédagogiques! Autant de trucs à dire ou à éviter de dire pour que l'ambiance "cocktail dînatoire" que vous avez créée pour le Week end fasse l'illusion et le travail de charme, mais c'est le prix à payer pour continuer à voir vos petits-enfants. Alors, un peu comme un Sarkozy qui s'apprête à recevoir Kadhafi et sa tente dans le jardin, vous pouvez organiser la réception de la bru, ou du gendre, avec autant de prévoyance que votre plan obsèques. Et puis, dans ce livre, c'est çà qui est bien, c'est qu'on part pas de situations trop réalistes, quand même. Du quotidien, sans la réalité! Dans les excuses pour ne pas pouvoir garder votre pourtant sacro-saint petit enfant "que j'adore, viens là que je t'embrasse!!!", pas de "Non, je peux pas ce mois-ci, j'ai manif contre la réforme retraite", ou "Ah, peux pas ce jour-là, ton père a rendez-vous chez l'urologue", ou "Vous venez manger dimanche? bah, on peut pas reporter à dimanche prochain? j'aurai touché ma petite retraite et je pourrai aller acheter mon petit poulet de batterie à hyper U avec ma carte ( de fidélité) revolving rechargée à bloc... et peut-être même qu'après être passé à ma banque… alimentaire, j'aurai le temps d'aller glaner quelques légumes laissés par terre à la fin du marché... je vous ferai une petite ratatouille! " Non, rien qui rappelle de près ou de loin la réalité; pour vous les mamies, pas de proposition tordue comme poser votre râpe à pied Schollll sur le plan de travail de la cuisine pour faire croire à votre belle-fille que vous venez de faire des carottes râpées "bio" avec vos légumes abîmés. Au fond de sa cuisine, Grand-mère ne sait pas que faire un bon café! Elle aussi finit parfois moulue à force de s'user à tous les stratagèmes possibles et inimaginables pour tromper l'ennemi (e), mais même si elle plie et se ratatine, elle ne rompt pas avec les traditionnelles recettes "l'art de compoter" des "plats" aux commentaires de sa belle-fille . Quant aux pépé, papis, papounets, il ya tout pour organiser l'arrivée de la petite descendance: on parlera pas de la préparation des barrières, des enclos, de la petite clarine à enfiler au cou du petit être aimé, on parlera pas des bonbons Haribo ou de vos chewing-gums à la nicotine que vous lui filerez en cachette, rien que pour le principe ! Vous, le grand-père "Werther's original", le dur au cœur mou ! Vous le pilier de famille, l'homme, le dur, le fort, l'insubmersible!!! Vous qui, tel un Hugo tout-puissant êtes capable de défier Dieu sans craindre ses foudres : "Aboyez tonnerres, et je rugirai!!! ...et vous qui, tel un Hugo devenu grand-père, tombez à terre, "Victor sed victus", victorieux mais vaincu face à l'être le plus faible de la Terre... tout petit devant votre poupée de petite fille, devant votre petit garçon... tout petit devant le manque, le vide, l'absence gigantesque de vos petits dès qu'ils sont repartis! Dans ce livre, y a un peu de cet "art d'être grand-père" hugolien qui vient, ouf, donner du réalisme, du vrai, du brut, du vivant pour tous les grands-parents en pente douce!

Le grand livre de la bière (Brian Glover)

note: 4Profitez ! C'est la tournée de Brian! marionstandré - 16 août 2018

C'est un sujet épineux ( une vraie planche à clous de fakir! ) sur lequel je ne pensais jamais avoir le courage de m'étendre: la bière !!! Pourtant, été meurtrier guettant, déshydratation et appel des terrasses de café étant... étanchons notre soif d'une bonne mousse bien fraîche sans peur du "qu'en dira t-on", non?!!! Utopique, oui, quand dans la Culture française, le vin n'est rien de moins que... représentant iconique et symbole christianique! Mais pour aborder "la bière", sur une terrasse de café, ou ailleurs, mon courage profite de la torpeur de l'été...laquelle, j'espère, a bien endormi l'esprit vigile des vignerons et autres "transcendeurs" du vin! Et puis, un peu d'histoire, de réhistoire, voire de délire uchronique ne nous feront pas de mal ! On est entre nous, passionnés de la bière, non?! Oui, parce que quand même, cette histoire de sang transformé en vin pendant un repas un brin solennel, cette "cène" immortalisée par un certain De Vinci, ( Mais si! celui qui du même coup lançait le placement de produit après avoir créé la Pub avec son "Man Poweur..."! ) Bon, pour sa captation de la "Cène "je veux bien, mais qui vous dit que ce jour-là, le livreur de bière n'avait pas fait faux-bond et que l'organisateur du truc ne s'était pas rabattu sur les quelques litrons de vin qui restaient au fond du frigo? Imaginez alors la "Cène"! C'est peut-être une chope de bière qui aurait été dressée aux cieux! Le destin se joue parfois à si peu. En tout cas, j'ai au moins appris dans ce livre que l'histoire de la bière avait déjà commencée à l'époque, et même bien avant; moi qui croyais que de l'Antiquité à 1664 après J.C., il n'y avait qu'un blanc...Et non! Il y avait déjà de la blanche, et de la brune, et de la rousse...La bière se servait déjà généreusement et servirait même bientôt l'Art: la vérité Beaudelairienne est bien dans l'ivresse? Et les fantasmagories de Bosch dans le délirium tremens, ou je me trompe? Bon bien sûr, l'histoire de la bière a connu des heures plus sombres. Sa fonction émoustillante a été controversée, car trop versée à en devenir assommante, et "assommoir" pour Zola qui a commencé à flairer l'alcoolisme ouvrier ...Mais dans ce bouquin, rassurez-vous, on ne parle pas des choses qui fâchent, ni du vin qui tâche, dont la réputation, soit dit en passant, a aussi bien été entachée : il aurait servi de psychotrope et aurait été distribué à nos Poilus pour leur donner le courage en litrons d'aller se faire eux aussi descendre... Que justice soit faite! Mais revenons à nos moutons, sans transition, aucune... Dans ce livre, on ne partagera que le meilleur, alors :
" Tournée des bonnes connaissances des bières de Brian pour tout le monde !!!! "

Le petit livre pour parler des sans-abri (Xavier Emmanuelli)

note: 3Parce qu'on est jamais à l'abri d'une question sans-réponse marionstandré - 7 août 2018

Voilà! Vous êtes enfin en vacances, vous vous croyez enfin à l'abri du stress, quand tout à coup ... La tuile !!! : votre enfant vous demande ce qu'est un "sans abri"! Oh non! Il va encore falloir réfléchir à ce que vous dîtes! Bon ! Un "sans-abri", c'est quoi? " Alors déjà", avez-vous envie de rétorquer, " on dit pas c'est quoi, on dit c'est qui ! File faire une page de français sur ton "passeport"! Mais vous vous reprenez, et balbutiez un : " Alors un "sans abri"... c'est...QUELQU'UN... QUI...euh...bah n'a pas d'abri ! ". Mais votre enfant, de poursuivre : "Mais pourquoi, il a pas de maison?... Et pourquoi il ne travaille pas…Et pourquoi i s'habille mal???!... Pourquoi y en a qui sont assis devant les magasins et disent bonjour et pourquoi on dirait que les gens les entendent pas ? Et pourquoi, quand on sort du magasin, et qu'on passe devant eux, tu marches vite et tu les regardes pas? Et pourquoi y en a à qui tu donnes la pièce du caddie, et y en a d'autres non...et pourquoi, des fois, il y a des gens qui disent qu'ils font semblant d'avoir faim mais qu'en vrai ils ont soif ????...etc" Et là, c'est plus la tuile mais le toit de votre "assurance tranquillité" que vous vous prenez sur le coin de la figure. Pourtant, fort de votre "grasse mat" de parent en vacances , vous vous lancez: " Alors fiston, dans l'ordre ou dans le désordre, un "sans-abri", ou "sans domicile fixe", ou "sans dents" ( question de glissement sémantique) , c'est un pauvre dont le prix de revient est ( apparemment) suffisamment intéressant par nos gouvernements successifs pour qu'ils en parlent...et puis oublient! c'est la vie, c'est la vie, fiston! Bon, ils "budgètent" quand même un petit truc pour eux, qu'ils calculent selon une formule cynique un peu compliquée: un pauvre multiplié par une population générale divisée par une population racine raciste carrée multiplié par des politiques populistes puissance 10 est égal à ...Rien! Autant te dire qu'au prorata de ce résultat, les budgets alloués aux "pauvres" sont donc petits petits petits: pour eux? … à peine de quoi s'acheter une tente "Quéchua" "Quéchushuaïa"? "Quéchou...".Bref, çà, c'est quand nos gouvernements successifs ont le temps de bosser sur "un plan de lutte contre la pauvreté", car ils en ont beaucoup à traiter des plans, ils aiment bien çà les plans! : les plans gouvernementaux, les plans de tables pour les invités ( invités pour échanger des dates pour des prochains plans ), les plans de la piscine de Brégançon... Et puis, il y a aussi les plans reportés en cas d'urgence! "Une urgence comme la canicule, tu me dis ?" Oh non; je te parle de trucs plus sérieux; le " Plan de lutte contre la pauvreté" n'est juste pas à l'abri d'être reporté en cas d'accès de la France à la demi-finale de la Coupe mondiale de foot. ( C'est Buzyn qui l'a dit, et c'est le patron qu'a confirmé en reportant le truc en Septembre ). Alors oui, fiston, trouver du travail aux "fainéants qu'ont qu'à travailler s'ils veulent se payer un costard", ( oui, on les appelle aussi comme çà, parfois, et, je sais ,c'est moche ), trouver des budgets et des maisons pour eux, et tout, et tout, oui, c'est au programme, fiston!, car c'est quand même fou qu'en France, on leur fasse pas de place dans le parc du logement social, quand même! D'ailleurs, tiens, tu me fais penser qu'avant qu'on aille au ciné, papa doit envoyer le loyer du mois à l'office H.L.M... Ah et puis, on passera à la bibliothèque aussi, il y a un super bouquin genre les "sans abri" pour les nuls, ou un truc comme çà; en tout cas, pour que papa puisse t'en reparler peut-être un peu mieux, je crois "!!!

Et vous avez eu beau temps ? (Philippe Delerm)

note: 3Pour Delerm, y en a un peu plus, on vous le met quand même? marionstandré - 31 juillet 2018

Voilà! Delerm n'a pas pu s'empêcher ! : " Il nous fait son prof !" . Tiens! C'est d'ailleurs le genre de petite phrase à aiguillon pervers type, prononcée par n'importe quel pauvre type, qui aurait titillé "l'esprit correcteur" de notre professeur de français". Ah Delerm ! Toujours en exercice alors?! La cuite qu'il a dû prendre avec le succès de sa première gorgée de bière ne lui aura donc pas valu une mise à pied de son rectorat normand. Le professeur de français continue de corriger la copie! Oui, c'est en tout cas un bel exercice de style que Delerm nous propose ici: en convoquant nos expressions orales à l'examen de son regard linguiste...mais en les corrigeant selon un barême "d'annotations" autrement plus bienveillant que celui des professeurs de français de notre enfance. Non, vous ne vous reverrez pas, écolier encore plein d'espoir, avec votre composition française dans la main, découvrant votre ouvrage et tout le cœur que vous aviez mis dedans, tailladés, scarifiés, et saignant encore le rouge du stylo barbare. Ni de " barbarisme " triplement exclamé dans la marge, pour bien souligner votre désespérante bêtise, en plus du soulignage acharné de vos mots coupables. Non, si Delerm se met "en marge", ici, c'est qu'il lui faut bien cette extériorité pour nous aider à remarquer nos paresses langagières, nos petites phrases faciles, nos échappatoires verbales, qu'on ressort lâchement de notre fourre-tout d'expressions toutes prêtes, pour nous tirer des petites conversations de politesse qui s'éternisent un peu trop...et puis, aussi, toutes les petites pensées colorées, légères et éphémères qui nous échappent, et qui s'échapperaient à jamais dans l'infini du ciel de notre quotidien, si, lui, le Delerm n'avait pas ce côté "chasseur de papillon", ce regard aérien et poétique sur le monde. Et de ce monde qui bruisse, jacasse, s'ébroue et en éclabousse parfois au passage, le professeur de français est aussi là pour en extraire les pépites, à force d'avoir fouillé le lit fangieux et rocailleux des rivières de conneries qu'on est capable de déverser en une seule journée! Et ne lui dîtes surtout pas que vous avez aimé ses "perles"!!! D'enfileur, s'il acceptait encore d'être "métaphoré" ainsi, il le serait de messages cachés émeraude, de déclarations d'amour diamant et de tendresse rubis, de toutes ces nostalgies saphir qui reviennent et rebondissent en ricochet sur la surface plate de nos conversations anodines. Alors, même si Delerm nous en a mis un peu plus dans nos travers, on prend quand même !!!

Votre basse-cour écologique (Jérôme Chaib)

note: 4Chacun a ses raisons...que la Raison ignore ! marionstandré - 24 juillet 2018

Oui, chacun ses raisons! Prenons les motivés de la poule, par exemple. Y en a qui n'en peuvent plus de chercher des heures, dans le rayon "œufs" de leur hypermarché, la bonne boîte, avec le bon label, le bon code sur l'œuf... que l'on a toujours oublié!, et, "que du coup", on se rabat inexorablement sur la boîte avec la belle image, la rassurante imagerie collective, celle où l'on voit la petite poule rousse de notre enfance qui gambade, béate dans la prairie.. qui court, qui court, la poulette, la poulette du bois joli !, qui est passée par le traitement d'images d'Epinal, et ne repassera pas par l'épinette de gavage! ... qu'on croit ! Y a aussi ceux qui ont développé une peur intestine, voire des troubles paranoïdes de l'œuf industriel depuis le fipronil 's gate ou l'influenza aviaire d'Italie!, et qui veulent réagir avant qu'entre les œufs et eux, çà finisse en brouillade! Et puis, y a les "Rastignac", qui aiment le défi, qui se lance des " à nous deux ( le) pari !", et qui parient sur l'économie circulaire, et, au passage, redonnent le sourire à notre petit Hulot des champs qui se sent un peu déprimé en ce moment, tout seul dans son coin. Mais aussi circulaire soit elle, cette économie et ce cercle vertueux vers lesquels vous avez choisi de vous tourner,et de tourner avec, ils demandent du cadre! Et quels que soient leur périmètre, leur aire, et leur allure! Que vous souhaitiez vous engager dans un élevage familial, professionnel, dans une basse-cour qui s'ébat sur le pas de votre porte, ou dans une histoire d'amour ( Oh, j'en connais qui ont été frappé par le coup de foudre pour une poule, comme çà, un soir, en se retrouvant sur un marché à bestiaux nocturne, sur un malentendu...car n'avaient ils pas pourtant bien demandé l'adresse du meilleur bar à poulettes de luxe, quand ils y repensent???! ) Bref ! Quelle que soit la raison pour laquelle vous avez décidé de passer la bague à la patte de l'oiselle, vous allez voir que tout çà, çà se réfléchit, çà s'organise, çà s'aménage et çà se ménage! Il ne suffit pas de lui offrir un bijou pour lui dire je t'aime! Bague "Swarkovski" ou pas, la poule, si vous avez opté pour la poule, çà picore pas que du pain dur sur un mur, picoti...pi cotation de l'œuf coquille à la baisse pour toute la petite famille !!! Non, non, non!!! çà marche pas comme çà: va falloir mettre la main à la pâte! Vous croyez tout de même pas que votre poule va s'user le cloaque pour vos beaux yeux et vos beaux œufs?! Non, il va falloir partager les tâches de manière équitable; et quitte à ce qu'elle finisse à table, en tranches fûmantes et alléchantes, autant lui offrir jusque là une tranche de bonheur simple comme une pub de jambon Herta! Et la chérir, et lui porter secours, assistance, épluchures de salade, vers de terre, et litière fraîche... et vous habituer à son caquetant : "Chéri, t'oublieras pas de sortir la poubelle!" et à ses gloussements agaçants face à votre air dégoûté au moment du récurage de son "nichoir-boudoir"..mais vous lui aurez jurée fidélité, pour la vie, et surtout sur l'avis de 60 millions de consommateurs. Alors pas question de se farcir une pintade dès qu'elle aura le croupion tourné! De toute façon, on ne vous trouvera jamais d'humeur à "rebrousse-plumes" grâce au coaching complet de cet ouvrage! Chacun y trouvera ses raisons de persévérer... que la Raison de fuir ignore!

L'enfant (Maria Montessori)

note: 3Le bohneur est dans la guidance! marionstandré - 17 juillet 2018

Il existe au moins 2 endroits où vous pouvez être certain d'acquérir des connaissances: à votre bibliothèque, et... chez votre coiffeur ! C'est en tout cas ce que je me disais encore hier chez ma coiffeuse : tandis que je me faisais bichonner le cheveu par ses mains expertes, je ne savais plus quoi admirer: ses extensions de cheveux, ou ses extensions de domaines d'expertise? Cette fois-ci, elle m'offrait un cours magistral sur une école en vogue, avec des méthodes d'apprentissages nouvelles... euh, le nom ne lui revenait pas, "comme çà, tout de suite, mais un truc avec...une souris" (?!!??? ). J'avais beau chercher dans mes souvenirs d'école: je me souvenais bien d'une boîte à bagarres chez Korezak, d'un atelier d'imprimerie chez Freynet, d'un tatami comme terrain d'idée conceptrice chez Oury, mais rien! Aucun pédagogue connu avec un rongeur! Et puis, d'un coup! Mais oui, mais c'est bien sûr! La Montessori ! Sauf que là, dans l'exposé de "l'enfant Montessori" que continuait de me faire ma coiffeuse, j'avais l'impression qu'il ne s'agissait plus de la même; je connaissais bien la grande pédagogue, et designer, italienne qui avait révolutionné l'ergonomie, le mobilier, et le "mood" des écoles maternelles, et qui avait apporté des méthodes, des attitudes, des outils éducatifs inestimables pour le développement de l'autonomie de l'enfant; mais là, de ce que j'entendais de ma coiffeuse, je ne comprenais plus rien: son"enfant Montessori" serait entré dans son Salon à 10h30 pour son rdv de 10h, car " Il n'était pas prêt ! " sa maman dit... mais, attention, "pas prêt "psychologiquement" s'entendit ! Bon, admettons. Puis l'enfant, chaleureusement encouragé par ma coiffeuse à s'installer, ( ma coiffeuse qui a pourtant le sens du relationnel, et des affaires! ) , aurait stopper net devant le fauteuil et dit que..."Non". Juste un "non" calme et affirmé. Jusque là, me direz-vous, ce pourrait être juste une sorte de petite " Drama Queen" ordinaire?! Mais la maman de poursuivre : " Il est à l'école Montessori ! ( et donc!), on reviendra une autre fois, merci, au revoir ".Point barre. Fermez les guillemets. Et là, et seulement à partir de là, c'est un "enfant Montessori" !!! Vous avez compris? Moi non plus. La coupe nette ne me suffisait pas, il fallait que j'en ai le cœur net; et ce livre m'a rassurée: non, les "enfants Montessori" ne sont pas des petits "Mussolini" en culottes courtes!!! L'assertivité, le respect des autres, l'autonomie, la pensée divergente, l'esprit "entrepreunarial", et j'en passe et des meilleures, constituent bien le cœur de la pédagogie montessorienne et le programme des écoles qui se sont plus ou moins opportunément collées l'étiquette sur le fronton...:Que de bons arguments pour votre banquier, lorsque vous lui demanderez un crédit "scolarité Montessori" de "Oh juste quelques 5 000 Euros par an, monsieur le banquier? "; et si votre dossier finit à la poubelle, au "bûcher des vanités", ne désespérez pas; il n y a pas de parents pauvres dans cette tendance-là; vous trouverez la belle italienne et ses livrets pédagogiques en vogue sur les têtes de gondoles de votre hypermarché, qui est aussi dans le coup, mais à moindre marge...Allez-y serein: le bonheur est dans la guidance !

God save la France (Stephen Clarke)

note: 3Encore un qui serait dans les petits carnets de Daninos et du Major Thompson! marionstandré - 10 juillet 2018

Bon, vous ne pouvez pas avoir raté çà: l'été est là, donc les touristes anglais sont là! C'en est presque devenu un principe cartésien! Et dans notre immense sagesse philosophique, au moins entre 22h et 7 h du matin, on accepte à peu près les déferlantes de touristes britanniques qui viennent frapper nos côtes - et se taper nos côtes de bœuf, et nos côtes du Rhône-. On devient presque blasé face à ce maintenant familier "sac" et ressac bruyant et spectaculaire, à tel point qu'on ne remarque plus les vagues molles d'expats qui viennent échouer lamentablement sur les plages d'ouverture pourtant de plus en plus restreintes de notre légendaire "esprit d'accueil". Ici, dans ce roman-récit, c'est pourtant bien de cette espèce là qu'il s'agit: "l'expat" britannique. Presque confondable avec un touriste, à ceci près qu'il a appris à troquer ses sandalettes-chaussettes contre une paire de "derbies", " quand la bise fut venue"! Et quand la bise s'impose encore et claque sur les joues de ses nouveaux collègues de travail, chaque matin, l'expat arrive presque à contenir son dégoût! Oui, généralement, l'expat ne débarque pas de son île par hasard: recruté ici pour mener à bien un projet professionnel sérieux ," My tea is rich", l'English ne va pas hésiter à collaborer, de manière horizontale ou autre, avec l'ennemi(-e)... ( So what?!!! Pourquoi les français seraient les seuls à avoir cette qualité? ) Pourtant, sa mission professionnelle va vite s'avérer un simulacre, mais le British y voit clair comme dans une tasse de thé en sachet insipide; et là! Méfiez-vous du flegmatique qui vous endort! Faut dire aussi que les français, en général, et les patrons français, en particulier, sont tellement opportunistes et affairistes, que même les anglais s'en aperçoivent !!! En tout cas, notre britannique fait perte, avec un peu de fracas, de ses valeurs morales exemplaires...et profite alors du système de chômage, de santé, du système U...Il abandonne juste à temps son projet d'acheter une petite maison à la campagne ( Un peu plus et il demandait naïvement des conseils à Macron sur les devis de piscine "Leroi Merlin"! ). Sans compter qu'au village, sans prétention, il a mauvaise réputation! Toutefois, il s'acculture presque bien, se "francise", fraternise; enfin...essaie ! Oui, il a dû mal lire le panneau à la sortie du Channel; Mais si!!! Celui avec le drapeau bleu blanc rouge, et son gros slogan d'accroche publicitaire: "liberté égalité fraternité"! Sauf qu'il y avait une petite étoile en bas, à droite ! ( *: exepté pour les anglais, les années de guerre d'Irak, de cohabitation européenne et de Brexit ). Mais alors, tout cet amour cordial entre eux et nous ???! ... Bullshit !!!, çà sentira toujours un peu le pourri au royaume du British, et surtout avec ce livre là!

A manger tout cru (Jeannette Dextreit)

note: 4Dans la série " à manger tout cru", après "Pourquoi j'ai mangé mon père"... marionstandré - 3 juillet 2018

Alors attention! Il y a salade et salade! Ne confondons pas, la salade est susceptible! Entendons-nous bien: est-ce que votre salade frisouille ou est-ce qu'elle se ratatouille...au fond de votre frigo? , car il y a la salade verte, la puriste, la tradi , la "Vieille France"!!!, l'indétrônable de la tablée dominicale, comme mamie, et même " qu'on attend qu'elle crève vu que c'est elle ( qu'a ) l'oseille", comme l'a si justement chanté le grand Brel. La salade verte, en général et en particulier, vous a toujours rebuté, vous aussi ?! Mais, vous savez, je crois que c'est dans la culture collective. Vous aussi, depuis votre plus tendre enfance jusqu'à encore dimanche dernier, à la table de votre mère, vous vous sentiez poursuivis par la laitue, et vous lui mâchouilliez la feuille avec la mort du Christ au fond des yeux? Faut dire qu'elle fout le bourdon avec son air décomposé... Mais heureusement, y a aussi la salade joyeuse! Moderne, salade libérée, elle prend soin de son image: elle claque un fric fou dans les produits "cosmétiques" Monsanto, et dans des soins en institut Bayern, pour avoir la feuille lisse. ( Voyez mesdames, la peur de "flétrir" appartient à toutes! ) Ainsi, la salade moderne s'entretient, et entretient son succès: les limaces rampent à ses pieds; un escargot aurait même avoué à l'une, le jour de leur mariage: "j'en ai bavé pour vous, mon amour"!!! La salade "nouvelle génération" traîne souvent en petites tenues légères, dans l'intimité, et elle aurait même tendance à se laisser aller, voire à être un peu crade... Dénoncée plus d'une fois par les services de contrôles d'hygiène, elle s'est souvent faite ramassée et embarquée dans le panier à salade. Elle a aussi le défaut d'être bavarde: ouvrez votre frigo à 3h du mat, et vous verrez, si!, y a encore de la lumière!!! De quoi elles causent, la batavia, la scarole et la laitue? Bah, essayez toujours de gagner la complicité de votre frigo pour qu'il balance? Pas de combines, çà ne marche pas comme çà avec lui! Pas de " Passe-moi la salade, je t'envoie la rhubarbe"! On ne saura donc jamais si nos laitues se parlent de leurs états d'âme, ou s'échangent les adresses du meilleur gynéco et les noms des meilleurs fongicides pour soigner leurs irritations de collet et leur virose...Oui, une rumeur court selon laquelle les laitues auraient un maque (?), surnommé "Mac Do", lequel n'hésiterait pas à les mettre sur le pavé...de boeuf ! , pour attirer de nouveaux clients sur le marché de la prostitution de la Cuisine Française! Pas toutes jolies-jolies, nos salades!!! Mais dans ce petit livre, vous en trouverez des honnêtement pas mal, à préparer "gourmandisement" pour vous ou votre mari. Rassurez-le! la salade moderne aime se balader en tupperware climatisé l'été; de nature solidaire, elle accompagne même ceux qui bossent en Août ! ( Et à cet instant, j'ai une pensée compatissante pour mon "chef " qui se retrouvera en "tête-à-tête", avec sa salade et son ordi pendant tous ces mornes midis d’Août... Oh! Soupir! ...) . Alors pour mon chef, pour les maris maudits, et tous les travailleurs à la "petite pause", ça vaut bien la peine de varier le menu, à défaut de varier le plaisir!

La place du mort (Jean-Marc Ligny)

note: 3Cet été, vous serez enquêteur, ou vous ne serez pas! marionstandré - 28 juin 2018

Un grand Homme, d'au moins 1m73, a dit un jour:" Sur les plages, on croise ceux qui travaillent et ceux qui ne sont rien". Ou était-ce "dans les gares"? Oh je ne me rappelle plus trop bien...juste que c'était un mardi soir, entre chien et loup, mais pas dans l'entre soi, heureusement ou malheureusement pour le grand penseur. Et puis, peut-importe l'endroit exact, on ne va pas chipoter pas non plus sur les nuances. Toujours est-il que cette grande phrase historique m'a marquée! Alors, je me suis dit que cet été, je serai enquêtrice ou je ne serai rien! What did you expect?!!! Vous croyiez que j'allais vous annoncer que j'allais passer mes vacances à bachoter? à rebosser sur les grands classiques? Tu parles! çà fait longtemps que j'ai renoncé. C'est vrai que depuis la nuit des temps, depuis la nuit de leurs grottes, chaque été, les hommes croient dur comme l'âge de fer qu'ils vont profiter des grandes vacances pour relire les grands auteurs; et ce mythe du fond de la caverne perdure! Depuis l'Antiquité jusqu'à encore hier matin, les hommes (re-)liront "cet été, sûr!" les aides-mémoires d'Hadrien, les pensées du grand frère Pascal, ou le dernier de Cartland. Mais essayez un peu de reprendre "Crimes, et châtiment" de Dostoïevski sur un bord de piscine de club! Quand le "tourisme de masse" plonge et éclabousse votre bouquin et votre patience d'un gros splash, y a de quoi déraper, avec ou sans tong, avec ou sans vodkas. Au pire, peignez la piscine en long, en large et en travers à la Hockney et à la peinture à eau! Sinon, lancez-vous dans le roman-jeux! C'est comme un kleenex, absorbant et jetable ( sauf si vous nous l'avez emprunté!) : celui-ci est un roman papier, un roman physique , habillé style polar, et demande un crayon à papier et un calepin ( un peu kitsch, ok, mais depuis que Houellebecq a annoncé qu'il avait toujours son vieux Samsung à clapet prune, le kitsch est presque devenu sexy...) Bon, vous aurez de toute façon à résoudre des énigmes d'un niveau à faire marrer Colombo! Messieurs, c'est votre femme qui va être contente! Pas de code Trévanion, ni d'alphabet bilitère de Bacon à décrypter. Les seules empreintes qu'on relèvera seront celles que vos doigts gras auront laissées sur les pages après le passage du vendeur de chouchou-beignet! Alors, si vous ne piquez pas du nez dedans, vous écrirez la fin de l'histoire et moucherez tous vos voisins de serviette! ( Un vrai "bouquin-kleenex", je vous dis!) Alors messieurs, quand vous allez dire çà votre femme?!!!!

Touriste (Julien Blanc-Gras)

note: 5Itinéraire d'un touriste gâté! marionstandré - 15 juin 2018

Bon, il serait peut-être temps de songer au vacant, euh...!, aux vacances! De penser "touriste", de penser inutile et divertissement Pascalien ! Peut-être faites-vous partie de ceux qui ont déjà tout réservé et programmé à l'avance? ou encore, de ceux qui font du "tourisme d'émigration" et voyagent pour vivre...De ceux qui auraient "choisi", paraît-il, l'Angleterre ou autres pays occidentaux organisateurs de circuits plus ou moins légaux pour les travailleurs étrangement résignés. Peut-être même que vous pratiquez le "tourisme d'émigration de croisière", et que vous avez pris la formule "La croisière s'amuse!" de l'Aquarius ! D'ailleurs, profitez! En ce moment, ils font des offres spéciales : "Croisières à durée illimitée au bord de l'Aquarius" qui, à l'heure où je vous parle, errerait toujours entre deux ports qui ne montrent pas d'attachement particulier à les accueillir...Sinon, toujours pour cette nouvelle forme de tourisme, il existerait un catalogue sympa avec les bonnes adresses, les centres de rétentions*, **, ***, pour faire votre "benchmarking" à tête casquée mais reposée, de votre pays bunker lointain! Peut-être encore, avez-vous opté pour les dernières destinations touristiques en vogue: la Corée du Nord marche bien... toujours au pas...mais marche bien! , depuis que Trump a eu le prix Nobel de la Paix et lui a fait un super coup de pub au passage! Sinon, suivez le guide! Ou plutôt, partez sous la guidance du routard Julien Blanc-Gras. "Grand voyageur" à la Bashung, parfois. Déboussolé à la Houellebecq souvent !, avec "la Carte et le Territoire (intérieur)" sous le bras, et l'espoir de "la possibilité d'une île" déserte sous ses airs socialisés!!! Ah! Le gars Blanc-Gras aurait presque quelque chose de poétique, d'aérien, de Rimbaldien, si notre "homme aux semelles de vent" n'avait pas des tongs, et forcément, la démarche parfois un peu lourde du touriste, qui va avec! Avec JBL, vous allez faire du tourisme de masse en général et du tourisme thématique en particulier: tourisme religieux, d'aventures, de loisirs, avec parcs à jeux géants, "Bouddha Park" , "parcs des ethnies et du folklore" construits tout beaux, tout propres, tout artificiels, en périphérie des grandes mégapoles du Monde et du monde authentique...Zoos de pauvres à visiter, jeux d'esprit, et dans l'esprit"Où est Charlie", avec un Bouddha Boy à chercher sous un arbre...Et toujours du business pour les producteurs industriels de "rêves artisanaux"; et toujours des possibilités de payer en Master Card pour vous! Enfin, en adepte de la nouvelle grande Morale du monde, la grande Morale de la Pub triomphante!, vous n'aurez plus qu'à suivre légitimement l'itinéraire d'un touriste trop gâté!

Le mythe de la virilité (Olivia Gazalé)

note: 4"Accusé, relevez-vous!" marionstandré - 8 juin 2018

Tribunal d'appel! Procès de "l'homme", avec comme avocate de la défense, Maître Gazalé! Oui, c'est elle qui reprend l'affaire en main, qui reprend tout à zéro! Vous vous rappelez, la grande affaire de "l'homme"? Mais si! Ce procès très médiatisé de "l'homme", jugé par " balance ton porc", par " me too", et surtout par contumace! Oh, il a pris cher! Mais il fait appel! Enfin, C'est son avocate, maître Gazalé, - du cabinet " Collard et associés"?-, qui va tenter de défendre "l'indéfendable". Dans cette sorte de procès en appel, Gazalé va nous appeler à reconsidérer les faits, et va peut-être même nous faire gagner un peu de considération pour son client ! Pourtant, à la lecture des accusations, çà s'annonce mâle: virilisme, abus de pouvoir et de situations, drague archaïque, comportements "burnés", machisme ordinaire, machisme extraordinairement primaire... Les "Procureuses de la Répudiation Publique", et la partie "civilisée" (?...) adverse ne manquent pas d'éléments à charge...Mais l'avocate va nous faire des effets de robe, et surtout des effets de surprise en plaidant l'innocence! (carrément!)... enfin, l'influençabilité de son client, plutôt. Et elle va rappeler les injonctions que "l'homme" subit depuis l'Antiquité, et toute la pression qu'il doit gérer pour ne pas être mis au ban des "accusés d'impuissance" par les "priapistes" et leur esprit"bande à part"; elle va même nous reparler d'Adam et Eve, dis donc! Faut dire que ces deux-là nous ont fichu un sacré bazar dans l'histoire ( un mythe, on a même appelé çà!). Aussi, quelle idée de s'adonner à des petits jeux s...sans conséquences, avec des accessoires franchement douteux ( un serpent qui parle, un arbre qui divulgue la connaissance....) Croyaient-ils vraiment qu'ils pouvaient se lacher comme çà dans l'intimité de leur petit jardin sans finir, un jour, par se faire paparazzer par le redoutable Saint Augustin, maître de la littérature à scandale? Oui, le péché originel d'Adam, c'est le commencement....d'une longue série d'emmerdes!, et d'une longue lignée d'hommes maudits de père en fils: alors pour le père Adam, ses fils et leur malsain esprit..."Amène-nous donc un beau plaidoyer, Gazalé!" Et les femmes , et les femmes! qui se mettent à faire la guerre aux pauvres hommes plutôt que l'amour! Non, "l'homme" a eu assez de peines carcérales, dans ce système "viriarcal", selon Gazalé, et un peu "en surchauffe" selon le point vue... En gros, je vous résume: "l'homme" ne serait donc qu'une sorte de paon, condamné à ne compter que sur sa... pour faire tourner la roue motrice de son identité masculine ( vous voulez un kleenex? ) Pour son client "présumé innocent", Gazalé demande "Relax!": vaudrait mieux que çà marche! ", ou "l'homme" pourrait finir par demander pourvoi en cassation...pour "cassage de burnes"!!!

Dans le jardin de l'ogre (Leïla Slimani)

note: 4Une addiction cyril - 5 juin 2018

Adéle, belle et jeune journaliste semble mener l'existence parfaite entre son travail, son mari chirurgien renommé et leur fils . Mais Adéle méne une double vie, elle enchaine les relations extra conjugales . Perversité ? Maladie ? Son désir ne cesse de croitre, une addiction éffrénée , elle multiplie les aventures, sans lendemains ou plus suivies, avec des collégues de travail, de parfaits inconnus, des relations de son mari .... Toujours plus, toujours plus fort, ce n'est pas tant l'acte sexuel qui attire Adéle mais la situation . Adéle pourra-t-elle toujours cacher cette double vie ? Leila Slimani entraine le lecteur dans la descente aux enfers d'une femme au travers de situation de plus en plus dures, extremes jusqu'au désir d'inceste et meme de necrophilie ... Où s'arretera cette addiction destructive, si elle s'arrete un jour .....?

Massif central (Christian Oster)

note: 5C'est pas parce qu'on a rien à craindre qu'il faut s' taire!... marionstandré - 1 juin 2018

Êtes-vous bien sûr de vouloir prendre un train en marche? Attention, je ne vous parle pas de simplement sauter dans un TGV lancé à vive allure en direction du Massif Central, non! C'est bien pire que cela! Je vous parle d'attraper "au vol" -et "au dessus d'un nid de coucou"- Paul! , et de monter à bord de "son histoire", pour une cavale infernale, car Paul fuit. Fuit quoi? Il vous donnera des explications essoufflées, ne vous inquiétez pas; mais pour l'instant, Paul suit "sa ligne de fuite",...Même s'il n'a pas vraiment de points de fuite à l'horizon!, ni d'avenir en perspective...Paul, vous le verrez, ne se concentre que sur son advenir, et sur de dangereux chemins de crête qu'il prend pour semer le passé...Et l'on va tantôt s'enfoncer avec Paul dans une ambiance de "nuit du chasseur", avec sa trouille enfantine au ventre, et son "Horlà" aux trousses"! Et l'on va tantôt s'amuser de son regard impitoyablement désabusé sur les quelques personnes qu'il croisera, et l'on va tantôt être touché par sa sensibilité camusienne et par cet art de débusquer "les justes", et leurs justes failles, sous leurs airs dissonnants. Et alors, on se détendra un peu, dans une atmosphère "La vache et le prisonnier", avec Paul, le prisonnier...de "son histoire" qui deviendra presque comique !, et avec nous.... Bah oui !, la vache! l En tout cas, avec nous, domestiqués par l'autorité de son raisonnement. Jusqu'à ce que l'Oster crève la bulle de sérénité de la pointe acérée de sa plume...Qui a dit qu'un roman était fait pour être tranquille!!! Paul aura beau se trouver des planques dans les coins les plus paumés, le croquemitaine resurgira toujours de sa "boîte"... jusqu'à ce que notre "paumé houellebecquien", Pierre? Paul ? Jacques ?...chancelle! jusqu'à ce qu'il vacille sur le grand échiquier d'Oster! Paul, le fou noir qui aura tenté la dissimulation et l'effacement de soi en se fondant sur une "case" noire, sera pourtant mis "en échec", et nous avec!, lecteurs et autres passagers encombrants de ce "véhicule de pensées borderline"! ...Tous, on finira "mis mat" par le meilleur joueur de destin: j'ai nommé gagnant, le grand Oster!

L'atelier d'écriture (Anne Roche)

note: 4Les vacances de Monsieur Lodge! marionstandré - 27 mai 2018

Quand Lodge, le "romancier universitaire", décide de camper là le campus, pour aller à la campagne, ce n'est pas pour se mettre au vert, mais à la verve du théâtre! C'est au centre Wheatcroft qu'il campe... une comédie humaine à la Balzac, dans toute sa splendide laideur! Oh!, vous ne pourrez pas le taxer de "trahison à la patrie universitaire" pour cette "entreprise exterritoriale", "détrumpez"vous! Non; si Lodge semble délaisser l'écriture romanesque pour l'écriture dramatique, ce n'est que dans l'habillage le "taillage de costumes" d'un genre nouveau. Mais Lodge reste fidèle à ces thèmes favoris: le "si petit monde" des écrivains et des universitaires, l'intellectualisme et le snobisme du domaine littéraire.Lodge se penche surtout sur nos "facultés" humaines à devenir inhumains! La preuve? la situation -un stage d'écriture-, et les personnages. Léo, le tuteur de stage, un romancier et universitaire, pour qui cet atelier n'est que foutaise, mais qui y participe pourtant... car il a faim. Léo pour qui l'écriture n'est que douleur, sueur et larmes...et gagne-pain. Léo, à l'inspiration pendulaire, et un peu pendouillante...à l'inspiration qui oscille entre ses racines juives et... ses pulsions mâles! Léo qui ne cache pas son mépris pour Maude, son binôme, la romancière pop, qui ne produit que des best-sellers ( la honte!, dans le milieu littéraire)... et que çà excite un peu au fond.. Oui, Maude, il la trouve "délicious", et pas au (faux) sens macronien du terme! Non ,l'intention de Léo est bien la bonne.. son fantasme est bien de soumettre Maude à une obéissance ancillaire, et de corriger ses petites fesses plutôt que les manuscrits des stagiaires... Mais tel est pris qui croyait prendre...! Une "Maude's gate" pourrait bien éclater, sauf qu' ici, c'est comme à Cannes, tout ce qui se passe à Wheatcroft reste à Wheatcroft! Quant aux autres personnages, ils viennent ou sublimer le sombre cynisme, et contraster avec leur pâles intentions, ou ajouter de leur ridicule, comme le "répondeur téléphonique", ou encore, amener de leur imprévisibilité, comme la stagiaire qui corrigera le mieux la copie, au final ! Ai je besoin d'ajouter que"sur" le festival d'Avignon, la pièce de Lodge a fait "trois petits coups" et puissante ovation?!

Beurk ! c'est bon (Julien Fouin)

note: 4Cuisine glaçante sur papier glacé! marionstandré - 20 mai 2018

Voici au moins 5 bonnes raisons d'ouvrir ce "recettier" de Pandore: raison 1- Vous êtes fascinés par le Balloon Dog de Koons, la Comédie Humaine de Balzac, les peintures de Brueghel, les sorcières à grosse verrue sur le nez, les mérous, Donald Trump...Bref, par le laid, en général et en particulier?! La puanteur, le répugnant, et l'effroyable exercent sur vous un pouvoir captivant? Alors vous allez vous régaler avec l'andouillette...et avec un pied-de-porc!...Raison 2- Vous ne sortez qu'incognito vous taper la cloche et le culot de commander vos plats "totems et tabous", chez les derniers chefs tripiers, dans leurs restos de terroir clandestins?Vous allez enfin pouvoir faire ripaille, et entrailles à volonté chez vous!, et enfin savourer à visage et à travers découverts! Raison-3: vous faites partie de cette génération des enfants des eighties, qu'on installait sur la banquette arrière de la voiture sans ceinture de sécurité... cette génération sacrifiée que, gitane maïs au bec, et toute vitres de la R12 fermées, les papas conduisaient chez mémé, pour-j y arrive- manger la langue de bœuf dominicale!!! Ah! Ne nous regardez-pas avec ses airs "Mon Dieu, pardonnez-leur"! En ce temps et en cette culture-là, nous, les mômes, ce n'est pas de la torture animale dont on parlait, c'est de la torture ordinaire qu'on subissait à table! Voyez plutôt comme on a la nostalgie héroïque, ...et sublimatoire surtout! Voyez comme on y revient à notre langue de bœuf, et à la page 55 ! Raison 4- Vous avez, messieurs, le moral "au fond des balloches"? Et vous mesdames, les pulsions castratrices qui vous titillent?Alors, çà tombe bien!...Droit dans vos assiettes, ces brochettes de couilles d'ânes et de cœur d'agneau! Raison 5-Vous êtes végétariens, végétaliens, Végan, et vous craquez? Allez jusqu'au bout de la honte! c'est bon parfois.Et puis, demain, vous irez confier vos péchés mortadelles et vous racheter une conscience verte aux "carnivores anonymes"! Bon, il y a bien sûr tout un tas de raisons davantage avouables, voire honorables à cuisiner les abats: vous êtes flexivore, "anti-gaspi", vous recevez des "faux-amis" anglais. Quand on a faim, on trouve!

Toi le futur papa geek (Nicolas Kalogeropoulos)

note: 4Tous au "geek's club" ce soir?! marionstandré - 15 mai 2018

Comment? Vous n'avez pas de carton d'invitation pour cette "paternité privée"? Vous n'êtes pas "geek"? juste papa, ou futur papa? Allez, on vous laisse entrer quand même! Pas "d'entre soi" entre nous! Vous n'êtes pas dans le thème? Ah, non! non, non!, c'est pas une "paternité déguisée": pas de tenue-cliché exigée. D'ailleurs, déposez vite toutes vos idées reçues au vestiaire, et on se rejoint aux barres... de données! Faut profiter! Ce soir, c'est open-community"!Consommation à volonté! MAIS parmi une gamme de produits préalablement testés, sélectionnés, et référencés pour vous!, par, surement, au moins !, 60 millions de papas "geek" consommateurs! Mais allez les papas! Tous côté piste! on y passe tout en "revue"! Et pas que de l'électronique! Le geek va vous black-bouler de ses mille facettes! vous ne le preniez pas au sérieux? Hey! c'est pas un petit "gamer"! faudrait pas confondre non plus! Le geek, lui, joue dans la cour des grands! D'ailleurs, il y joue tellement bien au docteur avec maman qu'aujourd'hui, il joue au papa! Mais papa geek, c'est sérieux ! Quand un Big-Bang théoricien s'attaque à l'équation du père, il ne laisse pas grand chose au hasard (vous me direz, plutôt normal pour un scientifique! ); avec sa logique au carré et ses racines au "rubik's cube", il a dû en passer des heures à utiliser les lois de la statique, de la dynamique, de la résistance des matériaux...à calculer les forces de résistance des fluides, les forces de pression, les forces de la pesanteur et de l'inertie...pour, au final, nous garantir la fiabilité de cette poussette-ci, de cette couche-là...On le soupçonnerait presque d'avoir été jusqu'à faire lui-même les crash-tests avec bébé pour les sièges-auto. Force est de constater qu'il a bien bossé pour vous, les papas! ...Ah! mais je vois que des mamans nous ont rejoint pour cette "paternité privée". Bon, bah, je vois que vous vous êtes bien mis dans l'ambiance: je suppose que vous faites "l'after" ?!!!

Comprends mieux tes parents (Fabienne Azema)

note: 4Pardonne-leur comme ils t'ont offensé! marionstandré - 29 avril 2018

Non, non, petit! Tes parents ne sont pas affreux, sales et méchants!, non, non, l'ado! Tes parents ne se bornent pas à être des..."born to be your nightmare"!!! Quant à vous, les parents: ça y est! Je l'ai trouvé! Le livre inespéré, le trésor caché, le Graal!!! Oh, il était bien enfoui, enterré vivant sous des couches de guides pédagogiques, écrasé sous des poids lourds comme Dolto, Rufo, Piaget.. mais il respire encore! Seulement je vous préviens, il va falloir le ménager! vous rendez-vous compte tout ce à quoi il a dû échapper? à l'autodafé des défenseurs de la cause de l'Enfant, à la "didacte"-et au diktat- des pédo-psys; même l'auteure a disparu de la circulation! ( hum...aurait-elle été jugée trop dérangeante, trop à "contre-courant"?) En tout cas, je vous le remets en circulation, ce livre. Mais attention les parents! Il va falloir la jouer fine, et serrée! Après échange sous le manteau, exposition savamment calculée sur la table de chevet de vos enfants ( Danger! Une surexposition peut entraîner des effets contre-productifs! En découvrant vos failles, vos enfants pourraient s'engouffrer dans la brêche!) Pour vous, l'enjeu est de trouver le juste temps d'exposition: le but reste de les atteindre, de les toucher en plein coeur, de créer l'émotion, le choc, la sidération...Et juste quand la réflexion guette...,PFUIT! vous leur dérobez le truc! Et là, si çà prend, vos bambins éclairés vous pardonneront tout: vos incohérences, vos troubles du comportement, vos conduites inconsistantes, vos addictions, vos humeurs, votre phobie scolaire...Avec un peu de technique manipulatoire, vous pourrez même leur extorquer de l'obéissance, de la soumisssion consentie, tout malléables qu'ils seront par l'attendrissante vérité sur la faillabilité, et la faillite de leurs parents! Vous n'aurez plus qu'à réasseoir votre autorité parentale sur le canapé tandis qu'ils gèreront tout, compatissants ! Bon, n'abusez-pas quand même, faudrait-pas qu'ils nous fassent un "bore-out domestique", un "burning-out familial"; ce sont eux, maintenant, qui vous emmènent chez le psy le mercredi! Parentifiez-les juste ce qu'il vous faut: ils vous pardonneront, maintenant ils savent!


La salle de bain (Jean-Philippe Toussaint)

note: 4Ceci n'est pas un roman! marionstandré - 22 avril 2018

C'est comme une œuvre magritienne, avec un personnage de taille borisvianesque, de type albertcamusien, mais sans "caractère" particulier... Ce narrateur-protagoniste-diariste- est-il philosophe? Il frôle parfois l'expérience de l'abstraction philosophique, dans sa salle de bain, comme nous tous (si! non?) Mais s'il est philosophe, c'est pas un pote à Héraclite et à toute sa bande."Rester dans le flux", et tout, et tout,...Non, c'est définitivement pas son truc. Le temps qui coule, il voudrait l'arrêter.Le "fluide", il voudrait le contenir.( D'où, peut-être, son amour pour une baignoire...Vous suivez?) Est-ce un contemplatif, alors? Non, même pas. Il observe. Juste, il observe. Les fourmis, les gouttes de pluies...Comme s'il souffrait d'hypersthésie visuelle...ou s'ennuyait. Edéiste? émerveillé? poète? Oh non, faut pas pousser quand même: il se contente juste d'observer. Un intello, alors? Oh!, ces pensées vont parfois loin, très loin!...mais n'aboutissent à rien.Ou viennent lamentablement échouer sur des plages de temps sportif ( oui, il aime le football, à la radio, et joue aux fléchettes; çà compte?) En tout cas, çà compromet "drôlement" l'hypothèse de l'intello! Est-il solitaire? y a bien une femme à ses côtés, qui semble vouloir le comprendre, ou, au moins, lui faire l'amour. Et il se dévoue: il n'est donc pas asocial!, fait preuve de savoir-vivre!, et même en société, où il sait faire... meuble! mais n'est pas toujours commode pour autant. Son faux-self le lâche parfois. Mais il communique beaucoup...son détachement de tout. Et puis, il surprend parfois: il défie son 'immobilisme! Hop! le voilà à Venise!, ville du Quattro Cento! Ville des canaux!, ville où...seules ses pensées naviguent dans leurs arborescences, et seule l'architecture de sa chambre d'hôtel le fascine ! Jusqu'à ce qu'il rentre chez lui, dans sa baignoire. Es t-il scientifique? Va t-il y découvrir une loi, juste pour le principe...d'Archimède! Oh! pire que çà! Il va incarner une loi! La loi de Thot, vous connaissez? Mais à vous de jouer à "Qui-est-ce?"!

L'eau du bain (Pascal Morin)

note: 4Plongeon, apnée...et etouffement marionstandré - 14 avril 2018

Il y a bien cette rassurante maison de famille provinciale, et ses solides piliers : le grand-père, le père, et ses deux fils, que le troisième fils citadin rejoint le temps des vacances. Il y a bien cette chaleur d'été qui nous abrutit et cette piscine qui nous attire...Et oui, c'est le plongeon! Mais c'est dans la tête du narrateur que l'on plonge. Ce sont ses pensées profondes que l'on pénètre, jusqu'à se fondre en lui, et en son détachement houellebecquien...Jusqu'à ne plus devenir qu'un regard flottant sur le monde extérieur....Est-ce la puissance hypnotique de l'eau de la piscine ou l effet lénifiant du fluide chaud, presque amyotique, qui nous mettent dans cet état languide? Est-ce le mouvement de flottaison des pensées du narrateur qui nous éloigne de notre état vigile de conscience? Quand soudain la tranquillité tombe à l'eau...un évènement ou plutôt un agissement inattendu. et c'est le point de bascule du roman! Et on vide le bassin; et ses eaux calmes et rassurantes disparaissent dans un inexorable mouvement siphoïde...comme les pensées claires du narrateur s'écoulent en spirale dans un siphon qui ouvre sur un fond inquiétant. Ce sont dans les pensées marécageuses du narrateur que l'on se retrouve alors, et on n'y voit pas le fond. On y entrevoit des formes inquiétantes, ça grouille sous la surface lisse: il y a de la bête rampante, du reptile, du nuisible, peut-être même du cadavre: çà pue le pourrissement, la putréfaction des pensées ou des corps noyés. Mais trop tard, on a déjà un pied dedans, alors mettons aussi l'autre, et plongeons dans cet esprit fangeux, au risque de buter sur une "Ophélie" endormie au fond de ces eaux troubles. A moins que l'on étouffe avant d'atteindre le fond noir de ce récit, et que l'on soit vaincu par ce maître des eaux et l'eau-maîtresse, traîtresse, poétisée à la Bachelard, puis diabolisée et hantée à la Maupassant.

Les petites victoires (Yvon Roy)

note: 5Petite pépite ! Gael St André - 11 avril 2018

La vie d'un père et de son fils autiste, de son regard inhabituel et de son approche différente.Beaucoup d'ingéniosité, d'optimisme, de l'émotion présente durant tout le récit.
Pour reprendre la phrase figurant au résumé : "Un récit magnifique et lumineux, pour tous les parents que nous sommes et dont le plus grand défi est d'aimer sans condition, quel que soit l'enfant qui nous est donné".

En voiture, Simone ! (Aurélie Valognes)

note: 3Et roule ma poule! marionstandré - 9 avril 2018

A vos G.P.S.! "Saisir votre destination"? Pas de soucis, vous allez vite la saisir, la destination de ce roman; on sait tout de suite où l'on va! au moins jusqu'au premier arrêt: Noël chez ( belle-)maman, ( beau-)papa! Autour de la table et de la pièce-maîtresse, et "maîtresse de maison" du jour: le ( beau-) Père !!! Au menu, son chevreuil, et son écrasé de pouvoir patriarcal! Ses brus sont végétarienne, végétalienne, Vegan, abstinente, intello ascètes? Ce n'est pas ses oignons. Chacun ses "modes" alimentaires et leur prestige social. Pour le patriarche, c'est chevreuil, et tirs à la chevrotine sur les pièces rapportées. Les enjeux sont de "taille" et de table pour les brus, qui rationnalisent ou se résignent, avant de reprendre le contrôle!!!"Femme au volant, mort au tournant"? ( La mort guettera-t-elle dans le virage?). "Priorité à droite"? "traversées de politiques sauvages" ?Non, que de la "grande voie protégée", au moins d'un point de vue sociologique: on se situe plutôt dans la classe moyenne supérieure. Risques d'allers-et-retours entre le pôle traditionnaliste et le pôle moderniste, entre les ( beaux-)parents, avec leurs peines de vie familiale petite-bourgeoise et entre les héritiers de Bourdieu, 3 couples endogames jusqu'au cou, jusqu'au boulot, avec leurs petites peines conjugales, mais modernes!!! Du gentil comédio-mélo-dramatique...La transgression est dans la cigarette fumée en cachette du mari; l'outrance est dans le cadeau-message qu'on s'offre toutou...tout sourire!?, l'absurde est de ne pas avoir pensé au tire-bouchon pour le pique-nique, et le pathétique est dans la bassesse du stratagème inventé par le père pour réveiller la maisonnée à 9h!!!! Le dilemme est dans le choix de nécessité: homard ou langoustine? Les rebondissements sont ceux des ballon des enfants, et la finesse de ce roman est dans... le dos du livre? Mais le succès ( commercial) de ce roman, c'est peut-être son genre "roman behavioriste" qui le fait tenir la route: tout est dans la conduite! Alors en voiture Simone!!!

Le bien et le mal, c'est quoi ? (Oscar Brenifier)

note: 4"Et maintenant, file dans ton jardin"!!! marionstandré - 31 mars 2018

"Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à vouloir tout comprendre?!!!" avez-vous dû hurler au moins une fois...in petto! Vous êtes épuisés, éreintés par les questions en ricochet de vos philosophes en culottes courtes? Vous vous sentez acculés, humiliés, annihilés par leur insolents "oui mais"!!! , et en conflit de loyauté avec votre devoir d'éducateur...et votre lâcheté? S'offrent alors à vous plusieurs options: lâche mais subtil: "Alors là, tu vois, c'est une bouteille de lait..."; éduqués "folklores et traditions", aller puiser dans la symbolique biblique, et trouver de quoi filer la métaphore parmi les animaux, végétaux, objets et accessoires divers ( petits conseils: rester dans les valeurs refuges avec le loup et l'agneau, et éviter les comparaisons trop lénifiantes avec le mouton, ou le chameau, déclassés depuis le passage de Nietzsche). Eduqués catho: "demande à ta maîtresse!". Eduqués laïques: "demande à ta maîtresse". Eduqués "Vieille France traditionnaliste qu'on a beau dire...", envoyez vos enfants chez les Le Quesnoy, et de préférence un lundi: "c'est ravioli", et surtout, il y aura le père Auberger et sa bonne parole à table. Parole! votre vie redeviendra un long fleuve tranquille! Mais franchement, perdez-plus de temps: avec la collection Philo-Enfants, plus de tourments!!! "Peut-on tout dire, voler, ne pas obéir, être toujours gentils...oui, mais?etc.." et toutes les interrogations de vos enfants sur l'éthique? Et tac!!! que des réponses toutes prêtes, du tac au tac!!!
Et à vous les petits weekends en amoureux sur les plages normandes: "Chéri, prépare les maillots; c'est bon, j'ai inscrit le petit au baby-club des conférences de Onfray, on le dépose à Caen samedi et on le reprend dimanche soir!!!"


Le dîner (Herman Koch)

note: 4Au théâtre ce soir! marionstandré - 17 mars 2018

Trois coups de balai et lever de rideau sur ce qui se présente d'abord comme une pièce de théâtre classique, avec son unité de temps, son unité de lieu, son unité d'action: 20 heures tapantes, un grand restaurant, et une conversation qui s'engage entre 4 grands comédiens...Une conversation lisse et sophistiquée, et surtout, une conversation timorée qui se dégage de toute "parrhèsia", de tout courage de parler vrai. Ici et maintenant, on parle en "toc", on parle en "stuc", on part en libations en l'honneur du "frère prodigue". On trinque à la santé de l'éthique cynique... et on entend pourtant déjà les tic-tacs, tic-tacs d'une bombe à retardement...Les verres levés hauts, au "ciel" de l'hypocrisie , vont devenir des toasts à la Festen, portés bas, aux enfers du supportable...Est-ce l'alcool ou l'odeur âcre de ces "parents terribles", vitriolés à l'acide, qui vont commencer à nous déranger? Est-ce l'absurdité poussée "ad absurdum" qui va exploser et faire éclater les règles du clacissisme et du "classissime" dîner?! Est-ce l'intrusion d'images flashs et de flashs backs, d'invités "fantômes" et de trouble-fêtes qui vont venir "bordéliser"la mise en scène? Est-ce la vérité crue qui va tomber sur la table et, au passage, tâcher les consciences? Qui s'en lavera les mains aux toilettes des "petits arrangements avec sa morale" ? Qui continuera à se sentir les mains sales? Et qui, quoi nous donnera le plus la nausée? Rendez-vous à "l'acte final"...

Les riches et les pauvres (Pascale Hédelin)

note: 1Pour éviter ce genre de situations critiques!!!! marionstandré - 11 mars 2018

Vous avez déjà vécu ce genre de situations? "Maman, c'est quoi les riches?" Et vous et votre envie de répondre: "Alors maman va t'expliquer: dans la famille des riches, il y a les vrais riches: ils vivent dans des très hautes tours, desquelles, ils observent leur élevage de pauvres, qu'ils engraissent au "besoin de mimétisme", desquels ils se nourrissent, et, gourmands, sucent jusqu'à la moëlle. Quand ils sortent, en véritables caméléons, ils se fondent dans la masse du "peuple", pour ne pas trop agacer les pauvres avec tout leur argent. Oh oui, ils en beaucoup d'argent; il y en a même qui disent qu'on en profite.Si si! sans rire ! Et même qu'ils appellent çà "la théorie du ruissellement", mais je t'expliquerai quand tu seras plus grand. Et puis, il y a les faux riches, un peu moins subtils, qui aiment bien étaler leurs joujoux et jouer à la "surenchère"entre eux. Et "les pauvres", c'est quoi? bah, ça vit aussi en milieu très fermé, dans des "ghettos", mais on commence à en trouver là où on ne les veut pas trop encore, mais où on s'amuse à les tolérer: çà s'appelle le jeu de la "mixité sociale". Et nous, on est "quoi"? bah...finis tes tartines au Nutella, mon petit chéri...et les banques, elles donnent de l'argent? Euh, comment t'expliquer...t'y vas pour pleurer quand t'as perdu au jeu de cartes...de "crédits-revolving"...Et là, çà passe ou çà CAF;et on a droit à des spectacles, où des "acteurs sociaux" te proposent des pièces...à la Tchekhov, où on te vante, avec des accents théâtraux, le formidable "système de redistribution" de notre pays! ... et ses formidables centres de distribution alimentaire. Oh non! Pleure pas mon chéri! Mais non, on n'a pas plus de chances de devenir pauvre que riche!!! Allez, viens, maman va t'apprendre le jeu du"poker menteur"... etc...
Pour éviter ce genre de situations critiques, empruntez ce livre et ses réponses, ô combien, plus politiquement correctes!

Les monologues du vagin (Eve Ensler)

note: 4Pour la journée internationale des droits de la Femme, mais pas que!!! marionstandré - 5 mars 2018

Lire ou ne pas lire ce livre, telle ne devrait plus jamais être la question. Avertissement :pour vous, mesdames, ceci n'est pas une boîte de Pandore ou un kit de "3ème sexe"beauvoirien.Quant à vous, messieurs, ceci n'est pas un recueil d' "histoires de bonnes femmes à la con"! Mais d'histoires de "cons", il s'agit bien ici. Les "interviewées" vous conteront l'histoire de leur "minette", de leur "cave", de leur "chez elle"...Pour moi, ce sera des "histoires de "cons", oui. Et aussi des histoires à la con... Des orgasmes manqués, ratés, ou inopinés, à cause parfois d'un contexte à la con, d'une éducation à la con, de loyautés à la con envers un con , et, ou toutes les formes relatives et relationnelles du con... Tous, toutes, vous serez émus "à un récit donné": en colère, indignés, attendris, transpercés par tous ces mots qui ont dû accoucher difficilement pour les unes, ou couler de source pour les autres...tous ces mots qui ont réussi à vaincre leur paralysie,à s'échapper du carcan du silence, à échapper à la censure et à la morale collective. Grâce à toutes ces petites voix, les voies du vagin ne seront plus impénétrables! Et tous, toutes penserez à elles, ou elle, ou une autre que vous connaissez, ou que vous êtes, ou avez été. J'ai entendu la petite voix de ma grand-mère, qui aurait eu sa place, ici, si elle n'était pas morte pour une "histoire à la con", pour une conne histoire d'aiguille à tricoter de faiseuse d'ange...qui lui a arraché les entrailles, et qui l'a connement arrachée à la vie...et à ma mère trop petite à 3 ans pour trouver çà cruellement con de mourir pour des cons avant Simone Veil. Alors pour toutes les femmes qui se battent dans la lumière, ou dans l'ombre, se livrent ou vont encore se faire trafiquer l'hymen, pour des histoires de croyances et de "lois" à la con, lisez ce livre. Et que celle qui reste jamais touché(e), me jette, la première...son coeur de pierre!

Comment c'était avant (Philippe Dupuy)

note: 3"La visite va commencer, suivez le guide" marionstandré - 1 mars 2018

"Messieurs, mesdames, enfants, petits enfants...Bienvenus au livre-musée!Pour vous, les enfants, l'entrée, la curiosité, et les remarques moqueuses seront gratuites. Pour vous, les accompagnants, adultes de 1ère, 2ème ou 3ème génération, vous paierez le prix fort! la douloureuse...nostalgie! Et n'essayez pas pour autant de négocier des tarifs "réduits"! Au cours de la visite, il vous sera demandé d'honorer votre devoir de transmission à vos descendants. Et de leur avouer que "si, sans rire, vous y étiez aussi". Il vous sera prié d'emprunter la passerelle "transgénérationnelle" de ce livre-musée; et même si vous vous sentez au bord du gouffre, en proie au vertige de la nostalgie, pas de fuite aux toilettes, retraités ou pas! Pas de fuite en avant, que de la fuite en arrière!Nous vous encouragerons à prendre votre rôle de témoin avec panache! avec Théo, Tom, Lola...et "Sophisme"!!! Car il vous en faudra de l'art d'"embobiner son public", ne serait-ce que pour les convaincre que "si, il y avait du bon avant!si si si!..si si...si on continuait?". Si vous avez opté pour la visite privilège, il vous sera offert une carte joker ou un verre d'eau et un cachet d'"HULOT 500", qui fera effet sur au moins 10 questions embarrassantes concernant votre (in-?)conscience écologique de l'époque.Enfin,l'option "visite guidée" vous permettra de bénéficier du relais d'un animateur (de bibliothèque, par exemple), qui n'aura qu'à se débrouiller tout seul pour rebondir, d'abord! Oh, il y arrivera, saura passer du "on n'en revient"sceptique, au "on y revient"convaincant! , du "comment on va réparer leurs conneries maintenant??!!" de l' ado con mais concerné, au "on va revenir aux méthodes gagnantes des anciens pour progresser!" du communicant entraîné. Alors... Eteignez-moi tous ces portables, i-phones et tablettes! la visite peut commencer"

Anatomie (Hélène Druvert)

note: 5Le corps humain comme vous ne l’avez jamais vu ! Agnes - 27 février 2018

Les muscles, le système nerveux, les différents organes (cœur, poumon…) : tout y passe et à la loupe !
Les différentes découpes proposées dans ce beau livre vous feront découvrir ou re-découvrir le corps humain de façon inédite !
Pour petits et grands !


Les gens sont les gens (Stéphane Carlier)

note: 3"Il y en a un peu plus, je vous le mets quand même?" marionstandré - 21 février 2018

Parlons cochon! Il y en a chez qui un cochon sommeille, tandis que chez d'autres, les travers de porc se font en grillade à la belle saison...ou se font "balancés" et "grillés" sur les réseaux sociaux, en saison 1,2,3...Du cochon, il y en a qui en font un NAC - nouvel animal de compagnie- quand d'autres les mangent en knackis! Chez Nicole, c'est un "cochon de Saint Antoine", un vrai petit diable, qui vient saccager tout son appartement et tout son "intérieur"...mais la psychanalyste n'a pas le temps de s'étendre sur le divan et sur la question: pour l'heure, elle doit composer avec ses pulsions "charcutières", et composter avec les étrons du petit cochon, qui défèque pour un oui, pour un non, et qui a élu "soue"domicile chez elle. La psy doit contenir la "bête", comme si elle n'en avait pas assez à mater dans son cabinet! Mais tout est pousse-à-la-rebellion dans le cochon!!! Les règles de "bien-séances"? il les "transgraisse" effrontément! Mais s'il met en ruine l'appartement et l'ordre établi...il contribue par contre à la "réparation intérieure" des protagonistes! Sous la couenne, sous l'allure de de la fable-bluette, sur laquelle on "taillerait bien le bout de gras", la moëlle substantielle du roman, l'allégorie!!!! les pleins pouvoirs au cochon, sinon à la vie, qui se chargent de trouver les solutions en dépit des théories, des acharnements thérapeutiques... Oui, de l'allégorie, l'auteure nous en sert une belle tranche!, et jamais trop, alors comme dirait mon charcutier, "il y en a un peu plus , je vous le mets quand même?"!!!

Canapé (Élise Milicevic)

note: 3"Parlez-moi de votre appétence!" marionstandré - 11 février 2018

Connaissiez-vous le roman-cuisine? Moi pas. Aurais-je fait de ce genre nouveau un genre d'évitement? Hummm...Faudra que j'en parle à mon psy! Et que je lui parle aussi de ce roman, dont le "héros" n'est autre qu'un psychanalyste! Mais un psychanalyste en pleine crise de méthode, un psychanalyste qui a perdu la foi en son maître à "panser": le Bon Dieu, bon vieux Freud, ne le fait plus théoriser...Le docteur Poivre en a assez de jouer les médiateurs et de régler les conflits de voisinage entre les inconscients, les "surmoi", les "moi"...et moi, et moi, émois! et tous ces mois au chevet de patients qui n'en finissent pas de ne pas accoucher d'eux-mêmes, et qui errent de stade anal en stade oral!!! Les "dettes" impayées, les obsessions de Pierre, Paul, Jacques, Narcisse ne le font plus rêver...De guerre et de"stades"lasse, le docteur Poivre se met à s'évader dans l'écoute flottante de ses patients...Et à associer, façon Lacan! Que des menus de fêtes, inspirés par les ingrédients, les particularismes, les aspérités de chacun. Et là, c'est la reconversion! Il va se mettre et mettre ses "toqués" au piano. Ne vous attendez pas à de la "cuisine" facile: pas de travers de porc pour les libidineux, de côte à l'os pour les troublées du comportement alimentaire, de tripes de moutons pour les grégaires... Non, à la carte: du raffiné, du poétique, du passionné! car derrière tout grand homme se cache toujours une femme culottée, ou plutôt, ici, une vraie toquée! Alors vous êtes prêts? On envoie?!

Fonds de tiroir (Pierre Desproges)

note: 4Regrets éternels! marionstandré - 5 février 2018

Lire du Desproges, c'est comme lire un polar! Desproges piste les personnalités perverses et assassines, les psychologies meurtrières, explore les zones d'ombres des uns et met en lumière les errements crépusculaires des autres...trouve tous les indices menant à la coupable bêtise humaine, confond les imposteurs aux gueules d'anges, aux gueules d'apôtres, aux gueules cassées. Curés, bigotes, veuves éplorées, handicapés, alcooliques, sexe faible, petites gens, petites idées...petites histoires et Grande Histoire sombres...Comme dans une garde à vue qui dérape vers 2heures du matin, Desproges braque la lumière crue et blanche de son humour noir sur tous ses suspects.Les présumés innocents sont mal-traités avec égalité. Le sombre, le pathétique, le provocant s'entrechoquent et choquent. Susceptibilités féministes, sensibilités premier degré, psychanalisés en cours, ruraux, veaux, vaches, cochons, abstenez-vous! Et pour ceux qui connaissent Desproges, "Maître" en plaidoieries, on le découvre Maître en littérature. Amoureux transi de la langue française, amoureux qui se trahit dans ses échappées littéraires...
En ces temps actuels où les "aires" d'expression deviennent asphyxiantes, Desproges, c'est comme une respiration! un inspir (-ateur), un expir! Desproges! Son piquant humour, ses piquantes humeurs...et cette piquante tumeur qui nous l'a piqué!!! "Cher Desproges, aujourd'hui plus que jamais, ma bibliothèque et moi te pleurons, toi et tous ces autres livres perdus que la faucheuse ne t'a pas laissé le temps d'écrire. Regrets éternels!!! "

Vivre avec des cons (Tonvoisin Depalier)

note: 3Chroniques de la connophobie ordinaire? marionstandré - 2 février 2018

C'est vrai qu'on suspecterait presque l'auteur d'être "connophobe" s'il ne s'incluait pas parmi les cons dont il fait un inventaire à la pervers!!! Mais non. L'outsider se mouille aussi dans le bain des cons du quotidien; D'ailleurs ne faut-il pas être con soi-même pour ne regarder les autres qu'à travers le prisme étriqué d'un chasseur de cons?!!! Bon, bien sûr, on est obligé de reconnaître qu'il est doté d'un degré de connerie inférieur à la moyenne, ne serait-ce que pour avoir cette hauteur de vue sur la question... pour avoir cette connerie snobe et un peu crâne de regarder "les cons de base" avec con-descendance!
Pourtant, on se prend d'empathie pour lui, lorsqu'il contracte une connophoïte aigue, puis des troubles obsessionnels et paranoïdes des cons; l'angoisse de l'auteur devient palpable: isolé, seul contre tous, retranché derrière ses derniers espoirs de réchapper à la conspiration des cons, il sait que la mort ( de son cerveau) rôde! Dans ces derniers moments de lucidité, il parvient toutefois à nous donner une méthodologie et des connes attitudes de survie, avant de tomber raide stoïque!

Le liseur du 6h27 (Jean-Paul Didierlaurent)

note: 2c'est un beau roman, c'est une belle histoire, lalalala lalala! marionstandré - 21 janvier 2018

Un monsieur-tout le monde, employé dans une Maison d'édition...employé à nourrir une bête monstrueuse, à lui donner à déchiqueter vivants des manuscrits condamnés à mort...condamnés au pilon par les exécutants du non moins monstrueux système de l'industrie du livre. Pourtant, l'employé se met hors-la-loi surconsumériste en sauvant des feuillets de la gueule de la broyeuse. Et on marche dans les pas d'un héros de Boris Vian, pourfendeur de l'absurdité du monde...mais le gouffre dramatique est évité. L'auteur va t-il alors opter pour un roman d'anticipation,( avec une broyeuse dévorant vivant le trop d'hommes sur Terre)? Ou un roman fantastique où la machine infernale deviendrait une sorte de Christine incontrôlable? Ou...Non. Ce sera le conte de fée. il était une fois un monde où les RER ne sont pas bondés à 6H27, où les passagers ne toussent pas, ne râlent pas, ne crachent pas, ne se frottent pas aux mauvaises pensées..où les mamies s'échappent des maisons de retraite sans que çà inquiète quelqu'un, et embarquent sans peur d'être bousculées, dépouillées, juste enthousiastes d'entendre un liseur autoproclamé! Et puis, une autre porte féérique qui s'ouvre,et...
Et je suis restée frustrée de ne pas avoir trouvé une note d'espoir pour les manuscrits dont le drame est devenu gênant pour la magie du roman...et pour tous les romans que je dois amener en réserve et que j'entends presque pleurer, crier d'être arrachés à la vue et à la vie. Au moins ai-je aimé la promesse que je me faisais du roman!

Le jour où le bus est reparti sans elle n° 2
Le jour où elle a pris sont envol (Beka)

note: 5Une "infinité de chemins possibles" La team de Tressan - 19 janvier 2018

C'est la suite des aventures de Clémentine (tome 1 : le jour où le bus est reparti sans elle) qui a changé beaucoup de choses dans sa vie, mais qui n'a toujours pas trouvé le bonheur. Un ami va l'aider à entrevoir tous les chemins de vie possibles qui s'offrent à elle.
Une histoire qui est certes un peu utopique mais qui nous permet de nous poser des questions sur le sens de notre vie et sur notre quête du bonheur.
Les dessins sont toujours aussi beaux, colorés, lumineux !

Quelques citations :
* "En fait, le bonheur, c'est une vie avec de belles relations. Tout simplement..."
* "A chaque instant, il y a une infinité de "possibles" qui s'offrent à toi, comme autant de chemins de vie envisageables... et chacun d'eux mène à une existence totalement différente ! Mais quel que soit le chemin que tu prends, à tout moment, autant de nouveaux chemins se présentent à toi..."
* "Espère le meilleur, prépare-toi au pire... C'est la clé de tout !"

Psychothérapie de Dieu (Boris Cyrulnik)

note: 3"Un kleenex, Notre Père?" marionstandré - 16 janvier 2018

Cyrulnik reçoit Dieu en consultation: dès le début de cette séance particulière, le psy diagnostique une profonde tristesse chez son patient. Dieu souffre. D'une crise de foi? de trop de paternalisme? de carences d'autorité éducative? Cyrulnik ne se risquera pas à creuser de ce côté-là; Dieu le Père a de toute évidence du mal à tenir ses fils, et à calmer leurs jalousies..Pas la peine de remuer le couteau dans les plaies des guéguerres fratricides, ni d'aborder l'épineux problème de la conscience morale déficiente. Non. Cyrulnik , le prudent, va plutôt orienter les causeries du Dieu solitaire vers du positif, en lui rappelant son rôle de mécène, sa fonction dans le système motivationnel des fidèles en détresse, et des sociétés en crise, et en lui redonnant bonne "figure d'attachement "
Cyrulnik le neurologue va lui apprendre que, même si les voies du Seigneur sont impénétrables, elles sont observables dans les aires de nos cerveaux d'hommes! Et d'ajouter, pour lui faire avaler la pilule, que, tout Dieu qu'il est, il est aussi (juste) la petite pilule rose, la pilule du bonheur, de (ré)confort...la paroxétine des croyants. Dieu soit loué, l'éclairage scientifique de Cyrulnik est doux et tamisé, et le ton prévenant; rien à voir avec les Lumières crues et franches du 18ème siècle...Alors, à la fin de la séance, Dieu pleurera t-il moins ou davantage? "Un kleenex, Notre Père?"

Bakhita (Véronique Olmi)

note: 5Des chaînes de l'enfer aux ailes de la foi jocelynestandre - 12 janvier 2018

L'histoire émouvante et bouleversante d'une jeune femme soudanaise au destin extraordinaire.
Une plongée dans l'enfer de la nature humaine, à l'époque de l'esclavage.
L'incroyable ressort d'une femme qui a réussi sa résilience grâce à sa rencontre avec la religion.
Une grande leçon d'humilité, de combattivité et de vérité

Frappe-toi le coeur (Amélie Nothomb)

note: 4Jalousie, quand tu nous tiens! jocelynestandre - 12 janvier 2018

Un récit cruel sur les relations mère-filles.
Nothomb nous emmène progressivement vers les dérives de la jalousie et du mépris.
Pour les "pro Nothomb", la qualité d'écriture est au rendez-vous dans ce dernier roman. Cependant, comme dans ses deux précédents romans ( "le crime du comte de Neville" et "Riquet à la houppe"), Nothomb a le ton moins acéré.
A garder jalousement dans sa bibliothèque!

Le dernier ermite (Michael Finkel)

note: 4Le prix de la solitude jocelynestandre - 12 janvier 2018

Un jeune homme décide de se couper de la société. Pourtant, il va être rattrapé par celle-ci...
Pour survivre, il va entrer par effraction dans des bungalows de vacances, fermés pendant la saison morte. Il va y voler un peu de nourriture, de vêture pour ses besoins vitaux.
Ces infractions aux règles vont lui valoir sa liberté, vont lui valoir de rendre des comptes à cette société dont il voulait juste être indépendant, libre.
Sa plus grande peine sera de devoir s'y réintégrer.
Ce récit m'a interpellée, m'a amené à me questionner sur la liberté de nos choix de vie. Au final, ne sommes-nous pas toujours prisonnier du système de la société?

Pas si simple (Lucie Castel)

note: 4Un drôle de manège désenchanté! marionstandré - 11 janvier 2018

Au départ, çà se présente cousu de fil ( narratif) blanc: une femme et un homme qui s'accrochent...et à peine se détestent ils ( qu'on soupçonne) qu'ils s'aiment déjà! On pressent alors une resucée de ces comédies romantiques diffusées le dimanche après-midi sur les chaînes populaires. Et pourtant, on accroche! Il faut dire que c'est une drôle de guerre qui s'engage entre ces deux-là. Un duel oratoire...et jubilatoire entre la française fière comme un coq, dressée sur son humour ergoteur et l'anglais insubmersible , avec son humour insulaire. Et on ne décroche pas, captivés par les assauts d'éloquence de nos duellistes. Et on est aux aguets, car sous ce jeu d'une étrange électricité, on a bien compris que ces deux-là luttent contre leur propre conflit intérieur. Oui, çà tiraille bien plus en eux, entre leurs blessures, leur désenchantement, voire leur noirceur, et leur puissant désir de s'abandonner l'un à l'autre. Puis, quand l'entente cordiale guette, c'est la réunion de famille malgré elle qui vient redonner de la contrainte et du défi, du chaos et des mises KO.
Le génie de l'auteure est de dégager une forme jubilatoire du fond dramatique, presque tchékhovien de ce roman. Le côté "deus ex machinà" de la romancière est de parvenir à faire s'effondrer les constructions psychologiques de ses personnages et l'architecture familiale d'une famille en moins de 48h. Mais on a envie de croire que ce drôle de manège désenchanté va finir en ménage enchanté!

La vie est une immense cafétéria (Serge Dounovetz)

note: 4Sombres chassés croisés cyril - 10 janvier 2018

Sergei Dounovetz nous plonge au travers de 12 nouvelles dans des univers sombres où evoluent des personnages souvent décalés . Si l'ensemble reste noir on y trouve tout de meme un peu d'humour mais pas à se tordre de rire . Autant le dire tout de suite ce livre est déconseillé en période de blues mais il recelle de sensibilité et peut meme rendre attachant ses personnages et ses lieux . Point non négligeable : certaines nouvelles se déroulent dans notre region ce qui facilite l'immersion dans un paysage familier, que l'on regardera alors d'un autre oeil ....

Le vaste monde en quatre tranches (ou pas) n° 1
Comment (bien) rater ses vacances (Anne Percin)

note: 3Maxime ou la vraie vie marionstandré - 5 janvier 2018

En lecture superficielle, une structure narrative simple: un ado, un projet, un problème, des défis...Les ingrédients de base d'un roman de littérature jeunesse.
Pour l'ado, la promesse de vacances peinardes chez sa grand-mère.
Sa grand-mère "caution" qui lui garantit le gîte, le couvert, et surtout, le confort d'une couverture...pour border son projet d'isolement et de vie en solitaire... au moins entre les repas et les chouchoutages de mamie. Oh oui! sa grand-mère "confiture-maison" qui... et c'est là que çà tourne au moisi!
En lecture souterraine, de la symbolique à tous les coins de chapitre, et à toutes les étapes de ce parcours initiatique, car oui, il s'agit bien là d'un parcours initiatique. Digne d'un roman de chevalerie! Avec, pour l'ado-héros, passage d'épreuves, défis, confrontation à son double, à ses ennemis..mais aussi pertes de repères, perte de complexes ( l'ado ne gardera que celui du"Homard"!)
L'ado qui se protégera derrière son humour "bouclier, terrassera ses peurs, ses doutes, et apprendra à composer avec ses émotions,ses sentiments...fera la connaissance du moins agréable sentiment de finitude...Réussira t-il le passage symbolique de cet été comme les chevaliers réussissaient le passage symbolique de la forêt? D'adolescent passera t-il à adulte?

Plantes à boire (Serge Schall)

note: 3à la bonne vôtre ! Agnes - 4 janvier 2018

Découvrez les boissons corsées issues du caféier face à la douceur des tisanes à base de tilleul, thym ou verveine… La diversité des bières au houblon, whiskys à base d’orge n’est pas oublié. Savez-vous que certains rosiers ou encore le pin permettent de concocter de superbes sirops ?
Les végétaux désaltérant ne sont pas oubliés avec les limonadiers !
Découvrez des recettes, des anecdotes, un peu d’histoire à travers 70 portraits de plantes.
Bonne lecture et à la bonne vôtre !

Au bain, les monstres ! (Iris de Moüy)

note: 5C'est l'heure du bain ! Agnes - 4 janvier 2018

Des couleurs vives, du jaune, du bleu, du rouge. C'est l'heure du bain ? Pas question ! On préfère jouer, sauter sur les lits, mettre le bazar ! On s'en fiche de se laver ! Vive la saleté !
Mais...que se passe-t-il ? Des poils qui poussent, d'horribles verrues qui apparaissent ! Vite, dans le bain avant de se transformer en monstres !

Les bios (très) interdites (Vincent Dedienne)

note: 4La vache et le prisonnier? marionstandré - 24 décembre 2017

Pour chacune de ces bios, çà démarre (presque) sérieusement, comme une anamnèse, et puis...Boum, badaboum! ça digresse! Et Dedienne vire absurde, et Dedienne vire chafouin ( tagada tsoin tsoin!) Oui, comme un délire à la Desproges.Jusqu'à un certain point... de basculement! D'un coup, d'un seul, l'atmosphère détendue, café théâtre, se transforme en ambiance oppressante, garde à vue. De derrière la bio fouillie surgit l'enquête fouillée. On imagine alors Dedienne sur le plateau T.V., en face à face avec le présumé inculpé...euh, "biographé".On imagine un champ-contre-champ, plein cadre, avec un politique ou politicien, rat des vils, rat du champ, qui voudrait bien filer sur le champ, mais qui en reste tout coi, et répond juste:"Comment?"
De Fillon à Eva Joly, en passant par Villepin, Dedienne se montre le juge impartial.Pas de "murs des cons" dans sa salle de pause. Tout le monde y passe, est contesté...confondu par la "charge humoristique" de ses dossiers, euh, bios! Dedienne, encore une "fashion victim" de l'humour vachard, pensez-vous? Oh, non! Dedienne n'est pas tombé dans ce piège. Son humour n'a ni l' habillage de l'agressivité, ni l'acidité du crachat; mais sans tabou, il l'est! Lisez donc ses bios, et comme elles, vous en resterez interdit(e)s!

Un été à Key West (Alison Lurie)

note: 3Un été en pente douce marionstandré - 18 décembre 2017

En France, selon une théorie vieillissante, si tu te payes une Rolex, t'as réussi! Aux States, dans le même esprit "ségalien", si tu te payes un séjour à Key West, tu parachèves ta vie! C'est là que Jenny et Wilkie ont choisi d'aller pour se ressourcer, et presque accessoirement, pour y résoudre leur petit drame bourgeois. Mais attention! chacun le sien! Pour lui, il ne s'agit plus que de résoudre les derniers détails d'un sombre projet. Pour elle, il est question de remplacer l'ombre qui plane sur leur couple par la seule ombre des parasols et des orangers (on est en Floride tout de même!). Elle qui, intuitive, sent son mari comme couler, partir à la dérive, et qui essaie de lui tendre une main psychique pour le retenir. Jusqu'à ce que ce soit elle qui se surprenne à glisser sur une pente insoupçonnée! Et jusqu'à ce que les personnages secondaires viennent rejoindre le devant de la scène, rendant alors ce récit conjugal récit chorale!
Chère Alison Lurie! comme tu m'as fait jubiler! Toi Lurie, qui, "diabolus ex machina"!, t'amuse à faire basculer les destins, avec ton ironie mordante ; toi qui joue avec le fatum de notre héros tragédien, en lui sabotant son "acte II, scène 2" !!! Oh toi Lurie!, qui, avec ton goût du paradoxe, et ton écriture en filigrane, écorne au passage la bonne société américaine, avec ses principes et ses contradictions! Oh, merci de m'avoir encore, Lurie!,déluré la lecture!!!

Mémé (Philippe Torreton)

note: 4Oh mamie blues! marionstandré - 13 décembre 2017

Vous voyez ces petites cartes que l'on ouvre et qui déploient une petite scène en 3D, et notre propension à la nostalgie? Les chapitres de ce roman fonctionnent un peu de la même manière: une scène de vie, surtout d'enfance, mais avec mémé en plus!!! Torreton nous livre ici un véritable hymne à la mémé! Grâce à lui, j'ai retrouvé tout mon amour pour elle, pour ma mémé, la même qui, quand j'avais cinq ans, à table, me pinçait le nez, et qui, avec un sadisme à la Folcoche, m'ordonnait d'ouvrir la bouche et y enfournait une fourchette de choux de bruxelles. Et bien, effet Torreton opérant, j ai revécu cette scène sans dégôut, et même mieux, avec un goût de madeleine ! C'est fou ce que le prisme déformant de la nostalgie peut nous faire avaler. Mais de l'eau a coulé sous les ponts, ( et Dolto aussi, ouf pour les nouvelles générations!). Et c'est un peu de cette eau, parfumée au passage par Torreton, qui est venue s'échouer sur mes joues en petites larmes d'amour pour ma mémé.Encore enveloppée par l'écriture magique de Torreton, j'ai même écrit une lettre psychique au Père Noël: "je voudrais...ma mémé!!! ou au moins le "mémé" de Torreton!"

30 ans (Nora Hamzawi)

note: 3Carrément méchante! jamais contente!!! marionstandré - 8 décembre 2017

Nora?, çà l'énerve, tout l'énerve!!! Alors elle consulte: un psy, et surtout, ses doutes sur le monde qui l'entoure et duquel elle se sent en orbite! Elle consulte ses failles, ses travers, et à travers les siens, les nôtres. Elle consulte les attitudes de ses pairs, les comportements de sa mère, sa relation aux autres, à la nourriture, à son chat, aux hommes, ...Et elle piège! Elle piège des situations du quotidien, et en fait des comiques de situation avec son humour tailladant. Elle piège ses boires et déboires, ses faux-pas, ses ratés, son sens de la dramaturgie. Elle piège même son psy, et l'exaspère!. Elle profane les sacro-saintes règles du sérieux d'une analyse car elle ne se prend jamais au sérieux, et résiste...à prendre les choses avec gravité.Grâce à Nora, j'ai gagné le sentiment d'assumer ma ringardise, mon ridicule,mes faiblesses, mon imperfection, et des frais de psy!!!

Un monstre à chaussettes ! (Éric Veillé)

note: 4Un monstre, pour rire Gael St André - 6 décembre 2017

Lu à des maternelles, petit carton ! Simple et original, criez toutes les deux pages et vous récoltez des éclats de rire (surtout le passage de la bibliothécaire), que demander de plus !