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Critiques rédigées par Estelle

 

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres (Emil Ferris)

note: 5Hors normes ! Estelle - 7 octobre 2019

Journal intime de la petite Karen Reyes, dix ans, fan de monstres. Éloge de l'art, de la différence et de la résilience. Une œuvre dense et intense. Monstrueux !

Le lambeau (Philippe Lançon)

note: 5Texte magistral Estelle - 27 août 2019

7 janvier 2015, attentat de Charlie Hebdo. Philippe Lançon est gravement blessé au visage. Très beau livre, dont émanent lucidité, très grande intelligence, et une culture immense.

La Sociale (Gilles Perret)

note: 5L'étonnante histoire de la Sécu ! Estelle - 23 juillet 2019

"La Sociale" raconte la naissance au forceps de "la Sécu", son histoire chaotique et son évolution sous différents gouvernements.


Toni Erdmann (Maren Ade)

note: 4Père et fille Estelle - 23 juillet 2019

Une femme d’affaire expatriée à Bucarest voit son père débarquer sans prévenir... Un père encombrant, dont elle a honte et qui s’invente un personnage : le facétieux Toni Erdmann… Burlesque et sensible.

Il fallait que je vous le dise (Aude Mermilliod)

note: 5Deux voix pour dire l'avortement Estelle - 9 juillet 2019

Aude Mermilliod raconte sa rencontre avec Martin Winckler, auteur du roman "Le Chœur des femmes", médecin généraliste et praticien d'IVG. Une BD nécessaire et très touchante.

The end (Zep)

note: 5Thiller écologique Estelle - 17 juin 2019

Une parabole écologique dans laquelle Zep imagine une solution radicale face à notre surconsommation des ressources naturelles. Et si les arbres avaient une intelligence capable d’actions ?

Les quatre soeurs (Claude Lanzmann)

note: 5 Quatre témoignages exceptionnels Estelle - 13 juin 2019

Le récit de quatre survivantes aux destins singuliers. Un film extrait des rushes du chef d’œuvre "Shoah" de Claude Lanzmann. Bouleversant et sans concession.

L' Effet aquatique (Solveig Anspach)

note: 4Séduction aquatique Estelle - 6 juin 2017

Coup de foudre de Samir, grutier, pour Agathe, petit bonne femme qui envoie valser ses soupirants. Il apprend qu’elle est maître-nageur à Montreuil. Il va donc prendre des leçons de natation –bien qu’étant aussi à l’aise qu’un poisson dans l’eau.
Ce film de Solveig Anspach est malheureusement posthume. Une formidable comédie romantique en milieu aquatique, pleine de trouvailles, délicieusement loufoque et maline. Les acteurs principaux, Florence Loiret-Caille et le lunaire Samir Guesmi, sont parfaits.

La Danseuse (Stephanie Di Giusto)

note: 4Danse libre Estelle - 30 mai 2017

Ce premier film de Stéphanie Di Giusto retrace la vie de Loïe Fuller, pionnière de la danse moderne, surnommée la « fée électricité ». Fille de ferme du Grand Ouest américain, elle invente une danse spectaculaire qui fascine le public de la Belle Époque. A grands renforts de voiles tendus à bout de bras grâce à des bambous et éclairés par des projecteurs qui lui brûlent les yeux, la jeune femme se livre à une chorégraphie aérienne et novatrice mais très éprouvante pour son corps.
Elle sera éclipsée par Isadora Duncan et tombera dans l’oubli, malgré ses prouesses physiques.
Soko, Lily-Rose Depp et Gaspard sont impeccables et nous font vivre cette incroyable ascension (et chute) du début du XXe siècle.

Merci patron ! (François Ruffin)

note: 3David contre Goliath Estelle - 30 mai 2017

« Merci Patron », c’est l’histoire vraie de Serge et Jocelyne Klur. Employés pendant des années dans une usine de Poix-du-Nord chargée de la confection des costumes Kenzo pour le groupe LVMH, ils sont limogés lorsque le PDG du groupe, Bernard Arnault, décide de délocaliser la production en Pologne. Recherche d’emploi infructueuse pour l’un comme pour l’autre, les difficultés s’amoncellent. Cerise sur le gâteau, suite à un accident de voiture, leur assurance leur réclame 25000 euros, leur maison est donc menacée de saisie…
C’est alors qu’intervient François Ruffin, fondateur du journal picard "Fakir". Il élabore un incroyable traquenard - dont on ne peut ici dévoiler les ficelles -, afin de contraindre Bernard Arnault de dédommager le couple Klur. Savoureux.
Un bémol tout de même, l'omniprésence de Ruffin qui se fait le héros du film, au détriment de la famille Klur...
A voir tout de même.

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